Du développement économique à commissaire scolaire

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Les élections scolaires se déroulent le dimanche 2 novembre. On vous présente les personnes candidates qui se présentent pour les deux circonscriptions de l’Arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie pour la Commission scolaire de Montréal d’ici à vendredi. 

Les candidats de la circonscription Petite-Patrie-Rosemont Ouest ulie Pinsonneault pour Priorité Écoles et Jean-Pierre Gosselin pour le MÉMO. Photo : RueMasson.com

Les candidats de la circonscription Petite-Patrie-Rosemont Ouest ulie Pinsonneault pour Priorité Écoles et Jean-François Gosselin pour le MÉMO. Photo : RueMasson.com

Nous avons envoyé par courriel les mêmes questions à toutes les personnes candidates. Une seule question était ajoutée pour les candidats de Rosemont sur l’absence d’école secondaire dans leur circonscription.

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Jean-François Gosselin est candidat dans Petite-Patrie-Rosemont-Ouest pour le parti Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO).

Quel est le rôle d’un commissaire scolaire ? Peut-il vraiment faire une différence?

Les commissaires sont là pour que la gestion corresponde aux valeurs et aux choix de la communauté. Pour ma part, je m’engage à défendre les services aux élèves, à participer à la saine gestion de la CSDM et à une juste répartition des ressources et à placer les parents et la communauté au cœur des priorités de nos écoles.

Pourquoi vous présentez-vous ? Qui êtes-vous?

Père de deux jeunes enfants, j’habite La Petite-Patrie depuis 5 ans. Je suis économiste de formation et je travaille en développement économique depuis une dizaine d’années. Je fais partie du conseil d’établissement de l’école Saint-Ambroise et du projet de nouvelle école alternative primaire et secondaire. Je me présente parce que j’ai la conviction qu’il faut se mobiliser pour les services publics et pour l’éducation en particulier.

La Commission scolaire de Montréal fait face à de nombreux défis, dont des demandes de compressions budgétaires de Québec. Quelles sont les principales solutions selon vous?

« Couper dans le gras », ce n’est plus possible à la CSDM, il n’y en a plus. Les dépenses administratives ne représentent plus que 3,4 % des dépenses totales de la Commission scolaire. Nous devons réclamer un financement adéquat de nos écoles et la prise en compte de la réalité montréalaise.

Le taux de participation aux élections scolaires est de plus en plus bas. Le ministre a d’ailleurs mis l’existence même des commissions scolaires en question si le taux de participation n’est pas à la hauteur de ses espérances. Que faites-vous pour faire participer les gens ? Pourquoi les élections scolaires ne sont pas organisées en même temps que les élections municipales comme avant?

Cette décision est entre les mains du gouvernement du Québec. En ce qui concerne l’actuelle campagne, je suis étonné de la réponse positive des citoyens du quartier quand je leur parle de démocratie scolaire et des enjeux de l’élection. Les gens sont près à se mobiliser et à exprimer leur attachement envers une école publique de qualité et qui contribue à l’égalité des chances!

Pourquoi les commissions scolaires sont importantes, car plusieurs veulent les éliminer ?

On gagne à mettre en commun des tâches comme la gestion des immeubles et des ressources humaines afin que les directions d’école puissent se consacrer à leur priorité : la réussite des élèves! La commission scolaire veille aussi à répartir équitablement les ressources entre les établissements, à assurer une sorte de péréquation.

Dans Petite-Patrie–Rosemont-Ouest, quelles sont vos 3 priorités ?

Les grandes priorités sont la sécurité des élèves sur les grandes artères, la persévérance scolaire à l’école Père-Marquette (où une équipe formidable a réussi à améliorer la situation depuis quelques années) et l’avenir des organismes communautaires installés au 6839, rue Drolet. Par ailleurs, le contexte actuel en est un de menaces tous azimuts contre les services publics et l’égalité des chances. Bien qu’il y ait des enjeux locaux de grande importance, il faut d’après moi miser sur une équipe solide capable de défendre de façon plus large le financement adéquat de l’école publique.

En général, outre des fonds supplémentaires, de quoi nos écoles ont le plus besoin ? Car les professeurs semblent à bout de souffle ? Pourquoi ?

On entend souvent l’adage « Ça prend un village pour s’occuper d’un enfant. » Au MEMO, nous rêvons de faire de nos écoles le noyau dur de nos quartiers. Nous souhaitons aussi que l’école reflète les préoccupations, les priorités des parents et de la communauté qui l’entourent. Les parents doivent se sentir les bienvenus dans l’école de leur enfant et pouvoir participer à la vie de l’établissement. C’est aussi une façon de créer un milieu de vie sain, cohérent, chaleureux et bienveillant.

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