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dimanche le 23 juin
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Jeanne Mance, la fondatrice oubliée

Voilà maintenant deux ans que Jeanne Mance est reconnue comme fondatrice de Montréal. Que sait-on de cette femme qui a fondé et géré la colonie qui deviendra la deuxième plus grande ville francophone au monde? La Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie a présenté mercredi soir le documentaire La folle entreprise, sur les traces de Jeanne Mance, une femme à l’ambition peu commune.

Elle est fascinante cette Jeanne Mance. On peut dire qu’elle était une battante à une époque où les femmes, si elles n’étaient pas religieuses, ne jouaient qu’un rôle secondaire dans la société.

En 2006, la cinéaste Annabel Loyola assiste à une conférence de Jaccques Lacoursière. Elle est alors frappée par le destin de Jeanne Mance, une femme que l’historien présente comme la fondatrice de Montréal.

«Je viens de Langres (en Champagne) qui m’a vue naitre et grandir et qui a aussi vu naitre et grandir Jeanne Mance. Mais je ne la connaissais pas!», raconte la réalisatrice.

Jeanne Mance? Ah oui, le parc…
Annabel Loyola, montréalaise d’adoption, se rend compte par la suite que la plupart de ses concitoyens ne connaissent pas beaucoup Jeanne Mance non plus. Elle a été oubliée et occultée des livres d’histoire. « C’est injuste pour elle et pour nous tous qu’on l’ait oubliée à ce point», indique la cinéaste qui décide de partir dans une quête pour lui rendre justice. Cela donne le documentaire La folle entreprise, sur les traces de Jeanne Mance, un film fort captivant dans lequel elle part à la recherche de l’ADN de Montréal, comme elle le dit si bien.

Voir la bande-annonce du film

En bateau avec Maisonneuve
« Les femmes ne quittent pas à l’époque, surtout pas pour l’Amérique.» Mais Jeanne Mance choisit de partir à 34 ans pour l’Habitation de Montréal sûrement motivée par les malheurs qui touchent Langres. En France, la population mourrait de l’épidémie de la peste. De plus, c’était la Guerre de Trente ans et la ville de Langres était une position stratégique. La presque totalité de la famille de Jeanne Mance meurt. La jeune femme décide donc de partir et de se consacrer à une activité missionnaire, sans être religieuse.

Elle quitte donc en bateau. Elle est engagée, avec Paul Chomedey de Maisonneuve qui fait également partie du voyage sur un autre bateau. Elle débarque à Montréal le 17 mai 1642, à l’emplacement de l’actuel Musée Pointe-à-Callière. Elle fonde l’Hôtel-Dieu, établit des colons, joue le rôle d’intendant et prend des décisions stratégiques. Elle savait obtenir ce qu’elle voulait des pouvoirs en place, ainsi que de l’argent des nobles pour fonder les institutions.

Le documentaire La folle entreprise, sur les pas de Jeanne Mance raconte de façon très touchante la vie de Jeanne Mance en France et à Montréal. Le film était présenté mercredi soir au local de la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie. Annabel Loyola est originaire de Langres en Champagne, le même coin de pays que Jeanne Mance.

Jeanne Mance (1606-1673) a été reconnue officiellement comme fondatrice de Montréal le 17 mai 2012. Ses restes se trouvent dans une crypte sous la chapelle de l’Hôtel-Dieu.

Crédit : RueMasson/Sylvie-Claire Fortin

Annabel Loyola, la réalisatrice du film sur Jeanne Mance. Crédit : RueMasson/Sylvie-Claire Fortin

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