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dimanche le 20 janvier
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Le Jour de la Terre, un arbre à la fois

C’est le Jour de la Terre sous la pluie cette année. Pour l’occasion, six braves petits ont mis leurs bottes et leur imperméable pour planter un érable dans la cour de leur CPE de la rue Gilford, dans le Angus. Quand l’érable sera prêt à être entaillé, les enfants auront quitté la garderie depuis longtemps. Mais leurs successeurs au CPE pourront se sucrer le bec. C’est un peu ça le développement durable.

Les enfants ont planté un érable dans la cour de leur CPE. Photo : RueMasson/LisaMarie Noël

Les enfants ont planté un érable dans la cour de leur CPE. Photo : RueMasson/LisaMarie Noël

À l’initiative de Lange bleu, un service de couches lavables pour les services de garde, des organismes de Rosemont ont décidé de souligner le Jour de la Terre en plantant un arbre. En ce printemps où une grande quantité d’arbres ont dû être coupés sur le territoire de Rosemont à cause de l’infestation de l’agrile du frêne, le petit dernier planté vient mettre un baume sur les derniers abattages.

« La plantation d’un arbre est un symbole durable de croissance et de vie», indiquent-t-ils, espérant sensibiliser les citoyens à réduire leur empreinte sur l’écologie.

« On détourne 30 000 couches par mois des sites d’enfouissement », annonce fièrement Sarah Dahmani, directrice de Lange bleu. Avec le service de couches lavables offert dans une quarantaine de CPE de Montréal, de la Montérégie et bientôt de Laval, l’organisme d’économie sociale de Rosemont dit sauver 20 arbres par mois. Et aujourd’hui, ils viennent d’en planter un en partenariat avec les Pousses urbaines, un service horticole qui prône une culture respectueuse de l’environnement et la jeune entreprise rosemontoise TSHU, lancée en 2013, qui fabrique des mouchoirs de tissu.

L’action des organismes rosemontois n’est pas en lien avec le projet lancé par le Jour de le Terre de planter 375 000 arbres sur le territoire montréalais d’ici 2017, année des célébrations du 375e de la ville de Montréal. Par son initiative, Lange bleu souhaiterait créer une mini forêt en plantant des arbres sur les terrains des services de garde qui utilisent leur services.

Un arbre chez soi
L’écoquartier Rosemont-Petite-Patrie a également fait de l’arbre le thème central de sa journée de la terre. «Bien que de plus en plus menacés aujourd’hui (notamment par l’agrile du frêne), les arbres sont pourtant essentiels en milieu urbain. Au-delà des avantages pour les écosystèmes, ils luttent activement aux îlots de chaleur et ont donc un impact direct sur la santé publique», a indiqué l’écoquartier aujourd’hui sur sa page Facebook.

Les résidents sont appelés à contribuer pour augmenter le couvert végétal urbain. La campagne Un arbre pour mon quartier invite les résidents de Montréal à planter 1000 arbres en 2014. Les gens intéressé peuvent réserver leur arbre auprès de l’écoquartier Rosemont-Petite-Patrie. Il n’en coûte que 25 $ pour un arbre de 1,5 à 2 mètres. À réserver avant le 9 juin.

[MàJ] Une pétition pour sauver les frênes
Par ailleurs, le parti Projet Montréal a lancé en ce Jour de la Terre une pétition pour faire pression sur l’administration Coderre pour obtenir des fonds pour lutter contre l’agrile du frêne. Chaque signataire peut choisir un frêne à parrainer sur la carte des frênes de Montréal. Plus tôt cette année, l’opposition officielle de Projet Montréal avait proposé une motion au conseil municipal de Montréal pour débloquer un fonds d’urgence de 10 millions de dollars pour contrer les effets de l’agrile. La motion n’a pas été adoptée lorsque présentée au conseil du 27 janvier 2014.

Autres événements pour le Jour de la Terre
Pour le Jour de la Terre, des conférences ont été organisées dans les bibliothèques de Rosemont-Petite-Patrie et Marc-Favreau sur les semis, sur les potagers urbains, sur la faune et la flore urbaine et sur le compostage.

À venir, mercredi soir, 23 avril, 18 h 30, il y aura une conférence sur les changements climatiques à la Bibliothèque Marc-Faveau. 

Les Amis du Jardin botanique de Montréal donneront un atelier sur la fabrication de produits d’entretien ménager écologiques et naturels, mercredi soir, 23 avril, 19 h.

Latest comment

  • À l’occasion du Jour de la Terre, il faudrait que toute la population canadienne prenne conscience que les sables bitumineux de l’Alberta font actuellement partie du plus gros problème que vivent conjointement tous les humains de cette planète. Alors que l’ONU demande des diminutions drastiques d’émission de gaz à effet de serre, l’accent que met le gouvernement du Canada pour augmenter la production de pétrole tiré de ces sables va plutôt empirer la situation. Malgré les preuves scientifiques qui s’accumulent pour montrer que la Terre va à sa perte et qu’il faut freiner le développement des sources d’énergies polluantes, Stephen Harper pèse actuellement à deux pieds sur l’accélérateur.

    Ce n’est pas que le Canada soit le plus gros producteur de ces gaz qui causent le réchauffement de la planète. Les États-Unis et la Chine en émettent beaucoup plus que lui. Il est cependant le seul pays de toute la Terre qui oriente délibérément le plus gros de son développement économique futur sur une importante augmentation de la production de pétrole tiré des sables bitumineux. Le mauvais exemple qu’il donne nuit considérablement à une entente internationale pour réduire l’émission des gaz à effet de serre. Les Canadiens doivent réaliser que l’exploitation des sables bitumineux fait partie du problème et non de la solution. Les citoyens de ce pays doivent rapidement quitter le côté sombre de la force et s’allier à ceux qui font la promotion de la vie.

    En fait, si les Canadiens peuvent tirer beaucoup d’argent de la vente de ce pétrole dans les prochaines décennies, les livres d’histoires ne seront pas tendres quand seront considérées leurs actions sur le climat. Le très mauvais exemple qu’ils donnent en ce début de 21e siècle sert actuellement d’excuse à beaucoup de pays pour ne rien faire. Les derniers rapports du GIEC sont irréfutables. Il faut que tous les pays agissent ensemble et rapidement pour donner le plus de chance possible à tous. En ce Jour de la Terre, il faut rappeler que nous habitons sur une petite planète et que la pollution crée dans un pays nuit à tout le monde. Les Canadiens doivent orienter le développement de leur économie pour exploiter des sources d’énergie moins polluantes que les sables bitumineux.

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