Jean-François Lisée veut un second mandat au gouvernement

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En plus d’être député de Rosemont depuis 18 mois, Jean-François Lisée occupe des fonctions importantes au sein du gouvernement. Mais il corrige ceux qui l’accusent de ne pas être assez présent dans la circonscription parce qu’il est ministre. Son court mandat ne l’a pas empêché de mieux connaitre les habitants de Rosemont et d’apprécier y travailler. Il veut poursuivre ce qu’il a commencé.

RueMasson.com a fait des demandes d’entrevue à toutes les personnes candidates des circonscriptions de Rosemont et Gouin. Aujourd’hui, on vous présente Jean-François Lisée, candidat du Parti québécois dans Rosemont.

Jean-François Lisée est candidat pour le Parti québécois dans Rosemont. Photo : RueMasson.com

Jean-François Lisée est candidat pour le Parti québécois dans Rosemont. Photo : RueMasson.com

Jean-François Lisée porte le très long titre de ministre des Relations internationales, de la Francophonie, du Commerce extérieur, de la Métropole et chargé des Relations avec les Anglo-Québécois. Avec tout ça, il croit consacrer assez de temps à la population rosemontoise. «Il n’y a pas un dossier qui m’a pas été présenté dont je ne me suis pas occupé», se défend-il. Il dit pouvoir compter sur une équipe efficace qui connait bien les dossiers.

«Mon statut donne plusieurs avantages aux gens de Rosemont, étant donné que j’ai plusieurs chapeaux. Disons que l’accès à l’information et aux décideurs est plus facile.» Il donne l’exemple du dossier du bruit dont se plaignent les résidents près de l’école Rosemount Technology Center sur Beaubien. Les citoyens lui on demandé de parler à la présidente de la commission scolaire anglophone, que M. Lisée connait grâce à ses fonctions. «Je l’ai eu au bout du fil en 24 heures et je lui ai expliqué la situation. Quand l’Arrondissement avait essayé de la joindre, il n’avait pas réussi.»

Il mentionne également le projet du Centre Alphonse-Desjardins, le centre de loisir où logent plusieurs organismes au coin 36e Avenue et St-Zotique, sis sur un terrain qui appartient à la CSDM. La Ville tente d’acheter le terrain. «J’ai fait savoir au maire que c’était pour moi un dossier très important et que j’aimerais qu’il le traite très rapidement. Après ils font ce qu’ils veulent, mais comme ça vient du ministre de la Métropole, je suis sûr que ça ne nuit pas…»

Jean-François Lisée avait fait le saut en politique lors de la dernière campagne en août 2012. Il avait annoncé sa candidature à la dernière minute. Avant le déclenchement de la campagne, il était chroniquer à L’actualité et il se préparait à écrire également pour le Journal de Montréal. Il a plutôt choisi de retourner à la politique, un milieu qu’il connait bien.  Il a été conseiller politique de Jacques Parizeau puis de Lucien Bouchard (1994 à 1999).

S’ennuie-t-il du journalisme? « Je blogue!» Et pour bloguer, il blogue en ne ménageant ni sa plume ni ses attaques. « Je dis ce que je pense!» affirme-t-il.  En début de campagne, il s’en prenait à Québec solidaire. Il dirige maintenant ses flèches vers le Parti libéral, qui menace de plus en plus le Parti québécois de prendre sa place à l’Assemblée nationale. «Une des raisons pour lesquelles je m’étais présenté en 2012 était que je trouvais inconcevable que les libéraux soit réélus pour 4 ans et je trouve inconcevable qu’ils reviennent au pouvoir après 18 mois.»

Bilan d’un court mandat
Dans Rosemont, il est fier de plusieurs projets auxquels il a participé comme Le petit marché de l’Est, l’annonce d’un nouvel édifice dédié au service de dialyse à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le programme de recherche ARTERIA de l’Institut de cardiologie de Montréal qui permet la création de 150 emplois de grande qualité, dit-il.

Il est également sensible à la question des transports dans Rosemont et dans tout Montréal. Il a beaucoup travaillé à doubler le nombre de voies réservées pour les autobus d’ici trois ans et pour le prolongement de la ligne bleue du métro, un dossier qui progresse. Préoccupé par la rétention des familles à Montréal, il veut donner une suite au rapport du comité Montréal = famille, qu’il a formé en début de mandat.

L’homme dit vouloir continuer à incarner la gauche au Parti québécois. « Avec plusieurs autres» s’empresse-t-il de préciser. «C’est un parti social démocrate dans lequel historiquement il y a toujours eu un ou deux représentant du centre droite […] Pierre-Karl Péladeau vient dans un parti où il est en minorité.»

Il appelle, comme lors de la campagne 2012, les électeurs de Québec solidaire à ne pas diviser le vote. «Qu’il existe une force organisée pour nous talonner, pour nous critiquer, pour attirer notre attention sur des injustices ;  c’est bien. Mais il ne faut pas que ça empêche des progressistes de gouverner.»

Est-ce vraiment possible que Québec solidaire divise le vote dans Rosemont si on se fie aux résultats de 2012 ou même de 2008 (Québec solidaire était arrivé en 4e place avec 14,48% des votes en 2012 et en 3e place en 2008 avec 8,22 %) ? « Je ne tiens rien pour acquis», dit-il. Mais la division du vote peut faire une différence dans d’autres circonscriptions comme Sainte-Marie-Saint-Jacques, dans Verdun ou dans Saint-Henri-Sainte-Anne, croit-il.

Consultez notre section spéciale sur les élections provinciales 2014 avec les entrevues des candidat-e-s des circonscriptions de Rosemont et Gouin.

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