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jeudi le 17 octobre
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Logements vs condos

Les condos poussent comme des champignons dans Rosemont. Quand ce n’est pas de nouvelles constructions, ce sont des logements qui sont transformés en condos, forçant des locataires à quitter leur demeure. C’est l’embourgeoisement (gentrification), au détriment de ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter un 4 et demi à 250 000 $.

De plus en plus de duplex et triplex sont transformés en condos. Photo : RueMasson.com

De plus en plus de duplex et triplex sont transformés en condos. Photo : RueMasson.com

Il n’y a pas un mois où un locataire ne vient pas se plaindre aux élus lors du conseil d’arrondissement des reprises de logement, d’expulsions ou de rachats de baux.

Le Comité de logement de Rosemont s’occupe du même genre de problèmes. Il est difficile de comptabiliser le nombre de cas de reprise de logement ou d’expulsion dans le quartier. « Les locataires ont des recours, mais ils ne nous appellent pas tous» se désole Martine Poitras, coordonnatrice du Comité logement. Il est donc difficile d’obtenir des données exactes. Mais elle assure voir dans le quartier la confirmation de la tendance par la multiplication des pancartes des agents immobiliers. Des immeubles qui étaient locatifs depuis des années sont soudainement vendus en condos.

Le Comité logement de Rosemont organise une assemblée publique au sujet de l’embourgeoisement et la conversion des logements en condos mercredi soir. Une organisatrice communautaire du Plateau sera présente pour parler de ce phénomène que le quartier voisin vit depuis longtemps.

Actif depuis plus de 30 ans dans le quartier, le Comité logement constate beaucoup de reprises de logements non fondés ou des achats de baux. Des locataires se font payer 3000 $, 5000$ ou 10 000$ pour quitter leur logement. En acceptant, les locataires ne sont pas toujours gagnants, indique Martine Poitras. Elle donne l’exemple d’une locataire, sur l’aide sociale qui s’est fait racheter son bail. Elle n’en tire aucun avantage puisque si elle encaisse le chèque, ses prestations seront coupées. Une autre a accepté de déménager, mais n’a pas trouvé un logement convenable à Montréal. Elle a dû s’installer en campagne alors qu’elle n’a pas de voiture, ce qui complique grandement ses déplacements.

De plus, ces reprises de logements ont un effet pervers. Elles créent une rareté des logements locatifs, donc une hausse des prix pour l’ensemble des logements du quartier.

La soirée d’information Mon logement n’est pas à vendre aura lieu mercredi soir, 2 avril à partir de 19 h, au centre Lapalme, 5350, rue Lafond. Tous les résidents et locataires qui ont reçu un avis d’éviction, un avis de reprise de logement, une offre en argent pour quitter le logement et ceux qui subissent des pressions du propriétaire pour quitter leur logement sont invités à cette soirée.

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