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8000 frênes risquent l’attaque de l’agrile

D’ici une dizaine d’années, il n’y aura plus de frênes vivants dans l’arrondissement prévoient les autorités de la Ville. Tout ça à cause de l’agrile du frêne, un insecte ravageur. Rosemont-La Petite-Patrie est un des arrondissements de Montréal particulièrement touché par le problème. 35 % des arbres sur son territoire, soit 8000, sont des frênes.

Le maire François Croteau a présenté une carte des frênes de Rosemont-La Petite-Patrie. Photo : RueMasson.com

Le maire a présenté une carte des frênes de RPP.
Photo : RueMasson.com

Pour contrer la propagation de l’agrile, la solution est bien souvent l’abattage des arbres. L’Arrondissement a dévoilé lundi dernier une carte recensant tous les frênes du quartier. Il y en a beaucoup. On retrouve une concentration de frênes dans le Vieux-Rosemont (dans le quadrilatère St-Joseph, St-Michel, Rosemont et 1re Avenue). Malheureusement, il n’y a pas de politique claire sur le reboisement des arbres de la rue, ce qui inquiète le maire François Croteau. « Certaines rues se retrouveront sans arbres », indique le maire pointant notamment la rue Holt et la rue Lafond entre Masson et Rosemont. Évidemment, ce n’est pas ce qu’il souhaite.

Consultez la carte des frênes dans Rosemont-La Petite-Patrie préparée par la Ville de Montréal (précision dans la légende, quand c’est indiqué « dépisté », ça veut dire que le frêne a été contrôlé mais il n’est pas nécessairement infesté par l’agrile).

Dans les secteurs où la population de frênes est nombreuse comme dans le Vieux-Rosemont, il souhaite pouvoir procéder à la détection d’un plus grand nombre d’arbres.

En 2013, environ 180 frênes ont été contrôlés dans Rosemont-La Petite-Patrie, indique Ariane Goyette, chef de la division des parcs dans Rosemont-La Petite-Patrie. La recommandation de la Ville aux arrondissements est d’adopter une stratégie de ralentissement de la propagation. Il s’agit de détecter les arbres infestés, de les traiter avec un biopesticide s’ils ne sont pas à un stade trop avancé ou de les abattre. «Jusqu’à maintenant, on remplace tout les arbres qu’on abat. On essaie d’avoir bilan positif d’arbres. Mais on ne sera plus capable si on doit abattre 600 ou 700 arbres par année », mentionne Mme Goyette. Heureusement, le nombre n’est pas encore aussi élevé. En 2013, ce sont 23 arbres qui ont été identifiés comme infestés. Ils seront abattus au courant de l’hiver.

Quand l’arbre est traité au biopesticide, il faut procéder au traitement chaque 2 ans. «  Ça coûte la même chose que d’abattre l’arbre et le remplacer  », ajoute Mme Goyette. Mais remplacer un arbre c’est aussi changer l’allure d’une rue, se désole-t-elle.  Plusieurs des frênes dans Rosemont ont été plantés dans les années 1960, 1970 ou 1980. Il sera impossible de les remplacer par des arbres aussi gros. Ça prendra quelques années avant que les nouveaux arbres atteignent la même prestance.

L’agrile du frêne a fait son apparition à Montréal en 2011. Elle s’est propagée à plusieurs villes en Amérique du Nord et a déjà fait des ravages à Ottawa, où on ne retrouve déjà plus de frênes. L’agrile pond ses oeufs sous l’écorce de l’arbre. Les larves creusent des galeries coupant ainsi la circulation de la sève. « C’est comme si on lui coupait sa nourriture. L’arbre commence à se dessécher tranquillement et ça prend quelques années avant qu’il ne meure», explique Ariane Goyette.

Le maire mentionne que son parti, Projet Montréal, déposera une motion au prochain conseil municipal de la ville centre demandant la constitution d’un fonds qui servira à remplacer les arbres qui devront être coupés à cause de l’agrile du frêne.

Le frêne est une essence d’arbre qui a été fort prisée en ville parce qu’ils « sont rustiques, résistent aux sels de déglaçage, aux sols compacts, à la pollution, poussent très vite et sont faciles à produire en pépinière, donc très abordable », est-il mentionné dans le site de la Ville.

Consultez la carte de tous les arbres de Montréal, publiée sur Québio, le portail du Centre de la science de la biodiversité du Québec

Latest comments

  • Zut, j’habite justement sur ce tronçon de Lafond. Déjà une couple d’arbres ont été abattus, ça m’attriste chaque fois. Mais ils n’ont pas encore été remplacés. Je suis rassurée de lire qu’ils le seront. Sur mon blogue, je fais souvent l’éloge des arbres du Vieux-Rosemont.

  • Les frênes sur St-Joseph, qui sont sur les terrains avants, mais sur la servitude de la ville, sont-ils de la responsabilité de la ville? ou du propriétaire?
    Sur la carte de la ville, le frêne sur notre terrain y est identifié.

  • Mais si il y a des frênes sur nos terrains, ils ne compte dans l’inspection; ce qui vient à dire que l’insecte va continuer a se répandre car la ville ne s’en occupe pas.

  • Pour répondre à Philippe, le propriétaire d’un terrain où se trouve un arbre en est responsable. Donc, si l’arbre se trouve sur l’emprise de la Ville, elle en est responsable. Pour répondre à Claude B., dans le même ordre d’idées que la réponse précédente, c’est aux propriétaires privés à s’occuper des arbres sur leur terrain. Il existe 2 solutions face à l’agrile du frêne, un traitement avec un biopesticide ou l’abattage. La pro-action des propriétaires privés est primordiale pour compléter les actions de la Ville.

  • Il s’agit là d’un cas analogue à celui de l’orme.
    Il faut voir parmi les especes de freines américains l’espèce la plus résistante puis greffer dessus.
    au niveau de l’écorce, voir l’espèce dont la couche de l’écorce est plus épaisse.

  • La solution en ville est de supprimer les freines attaqués .

  • Le propriétaire qui décide d’abattre un frêne sur son terrain doit avoir un permis et faire affaire avec une compagnie, comment être sûr par la suite que la compagnie se débarasse du frêne au bon endroit?

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