Le vernissage ambulant de Jean Daoust

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Jean Daoust, qui expose dans les vitrines de la Promenade Masson, propose au public un vernissage ambulant. Mercredi soir, il fera le tour des vitrines des commerçants pour raconter la genèse de ses oeuvres, des montages photographiques à saveur urbaine et industrielle.

N.Y. Spiritus de Jean Daoust, Parcours M de novembre 2013.

N.Y. Spiritus de Jean Daoust, Parcours M de novembre 2013.

Ses oeuvres plutôt futuristes s’inspirent d’une technique d’antan. « Au 19e siècle, au début de la photographie, on faisait des photographies composites. Pour une photo de groupe, c’était très difficile de prendre une photo sans que personne ne bouge. On prenait donc une photo de la salle, puis une photo de chacune des personnes individuellement qu’on réassemblait.» (NDLR : le site du Musée McCord donne plusieurs exemples de photographies composites d’époque.)

Jean Daoust a longtemps été chef de création pour une maison d’édition. Il s’adonnait parallèlement à la peinture et la photographie. Il a trouvé son créneau, le montage photo, il y a quelques années seulement. Maintenant à l’âge de la pré-retraite, il se dédie à ses oeuvres. Il peut mettre jusqu’à 40 heures pour réaliser une toile après avoir pris des mois de réflexion pour en choisir la composition.

Avec son appareil photo, il capte différents éléments urbains : des édifices, des bancs, des arbres, des vélos, des grues. Il pose son objectif un peu partout à New York, dans le Vieux-Montréal et même dans le quartier, aux abords de la rue Masson. Il récolte ces éléments qu’il utilise pour composer un montage travaillé dans Photoshop. « Je réassemble une nouvelle réalité avec les éléments. Aucun building n’est au bon endroit.» dit-il commentant son oeuvre N.Y. Spiritus, illustrant la ville de New York. Réassembler la réalité c’est la volonté de montrer que la réalité est souvent l’idée qu’on s’en fait et l’illustration de l’émotion qu’elle génère chez l’artiste. Perception is reality que l’on dit.

Se laisse-t-il guider par une ligne directrice dans ses assemblages? Non. Il laisse le tout émerger. «C’est instinctif, mais il y a une cohérence. Je triche avec les perspectives et des lignes d’horizon qui dérangent.»

Jean Daoust s’inspire de la science-fiction et du rétro-futurisme (l’idée qu’on avait du futur avant les années 60). « Dans la science fiction, on parle beaucoup de nous au présent», même si l’action se déroule dans un futur imaginé. C’est un portrait de l’humain fort révélateur.

Il est fasciné, sans trop savoir pourquoi par de vieux bâtiments industriels. « C’est un peu comme nos temples grecs. Quand on est une civilisation jeune, on prend nos ruines où on peut.» Il intègre d’anciennes usines, des grues, des hangars, des silos, des engrenages, etc.

«La rouille me touche beaucoup, c’est une décadence qui me rassure. Les choses ne sont pas éternelles et parce qu’il y a des choses qui ne devraient pas l’être, ça me rassure…»

Le public est invité à un vernissage ambulant avec l’artiste qui expliquera la genèse de chacune de ses oeuvres.
Mercredi 20 novembre, rendez-vous à 19 h au Quai no 4, début de la visite guidée du Parcours M, 20 h.

2 commentaires à Le vernissage ambulant de Jean Daoust

  1. Bonjour!

    J’ai vu « Aile de plomb » dans la vitrine du Renaissance et je dois dire que j’ai été fascinée par cette œuvre. Je me demandais si ces œuvres sont à vendre et si oui, où puis-je me procurer les listes de prix des peintures? Merci!

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