Érika Duchesne veut continuer son travail

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La conseillère Érika Duchesne sollicite à nouveau la population du Vieux-Rosemont pour la réélire au conseil d’Arrondissement. « Parce qu’en un an et demi, on n’a pas le temps de faire grand-chose. Et ce n’est pas parce qu’on ne travaille pas », dit-elle. En effet, les derniers mois ont été mouvementés pour Érika Duchesne. Elle n’a même pas le loisir de mener une campagne normale puisqu’elle s’est fracturé le coccyx il y a quelques semaines, ce qui l’empêche de faire du porte-à-porte. Mais elle ne baisse pas les bras.

RueMasson.com publie les portraits de chacun des candidats à la mairie de Rosemont-La Petite-Patrie et des districts d’Étienne-Desmarteau et du Vieux-Rosemont. Aujourd’hui, Érika Duchesne se présente dans le Vieux-Rosemont pour la Projet Montréal.

Érika Duchesne, conseillère et candidate de Projet Montréal dans Vieux-Rosemont. Photo : RueMasson.com

Érika Duchesne, conseillère et candidate de Projet Montréal dans Vieux-Rosemont.
Photo : RueMasson.com

À la suite de la démission du conseiller Pierre Lampron de Vision Montréal, Érika Duchesne est élue lors de l’élection partielle d’avril 2012. Elle l’emporte avec 41 % des votes (soit 175 votes de plus) devant la candidate de Vision Montréal qui a obtenu 37,8 %. Une fois élue, elle abandonne sa carrière de traductrice pour se consacrer à son rôle de conseillère. « C’est un engagement qu’on prend à Projet Montréal de ne pas travailler à l’extérieur de notre poste de conseiller.»

«Malgré mon court mandat, les responsabilités me sont tombées dessus assez vite.» Dès novembre 2012, elle est nommée conseillère associée aux sports, aux loisirs et aux communautés d’origine diverses au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Si plusieurs conseillers ont joué à la chaise musicale à Montréal, il n’en était pas question pour Érika Duchesne. « Je trouve qu’on a vraiment une belle équipe dans Rosemont. C’est le fun de travailler avec tous mes collègues, ils sont  bien informés des dossiers. » Celle qui se qualifie de femme travaillante et consciencieuse veut poursuivre ce qu’elle et son parti ont commencé dans l’Arrondissement.

Circulation, travaux aux cols bleus et familles

Érika Duchesne veut régler les problèmes de circulation à l’ouest de Pie-IX. « On veut apaiser la circulation sans en faire subir les conséquences sur les rues voisines », dit-elle à l’intention des gens qui s’inquiètent des possibles solutions qui seront mises en place. « Tout le monde veut des dos d’âne mais on ne peut pas en mettre sur 4 rues consécutives.» Elle attend la sortie du Plan local de déplacement en janvier qui fera état des habitudes de déplacement de la population dans l’Arrondissement. Ce portrait permettra de voir où sont les problèmes et d’apporter des solutions.

« On est très trottoir, c’est de ça dont les gens nous parlent le plus », ajoute Érike Duchesne. Selon elle, le rapatriement des travaux de voirie aux cols bleus est la solution pour avoir des trottoirs et des rues bien entretenus. « On a commencé à le faire avec les cols bleus. C’est une main d’oeuvre beaucoup plus souple qui nous permet de faire des travaux à l’année et de s’occuper des besoins réels qui surgissent. » Auparavant, comme l’argent pour la réfection des rues provenait de la ville centre, il fallait se plier à leur façon de faire, c’est-à-dire, refaire à la fois la rue et le trottoir, même si seulement le trottoir était en mauvais état. Même chose pour la gestion des graffitis. Donner le nettoyage à des cols bleus, plutôt qu’à une compagnie en sous-traitance, permet un meilleur suivi et plus de flexibilité.

La rétention des familles la préoccupe. La question n’est pas simple admet-elle. D’ailleurs, l’Arrondissement travaille en comité avec les élus du provincial et du fédéral, Françoise David et Alexandre Boulerice, pour mettre en place des solutions.

Revitaliser Masson

Une autre de ses préoccupations est la revitalisation de la rue Masson. À l’est de Saint-Michel, l’artère commerciale perd de son lustre. Pour remédier à la situation, Projet Montréal entend « rendre obligatoire l’aménagement d’espaces commerciaux au rez-de-chaussée des nouveaux projets immobiliers sur les artères à vocation commerciale locale entre la 16e Avenue et Pie IX où le zonage ne l’oblige pas » pour ainsi créer une masse critique de commerces ayant pignon sur rue. « On a déjà pris les devants en suggérant à des promoteurs de favoriser le commercial au rez-de-chaussée. Ils ont accepté! Ça va amener des commerces de proximité. »

Elle veut continuer également à faire des pressions pour augmenter les passages des autobus 47 sur Masson et 94 sur d’Iberville qui passent « aux 20 minutes quand on est chanceux! Chaque fois que je vois quelqu’un de la STM, je leur en parle.» Pour l’instant, selon les études, l’achalandage de ces deux lignes ne justifie pas l’augmentation du service. Mais la donne devrait changer avec la construction du projet Norampac devant le parc Pélican. Érika Duchesne voudrait que le service soit amélioré avant le peuplement du projet Norampac. « Si le service de bus n’est pas adéquat, les gens vont prendre l’habitude de se déplacer en voiture…»

Pour tout connaître sur les candidats et les partis en élection, consultez notre section Rosemont 2013.

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