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jeudi le 15 août
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Le journal de Rosemont modifie sa vocation

Le  propriétaire du Journal de Rosemont, TC Média a coupé la moitié des postes de journalistes pour les hebdomadaires locaux de l’île de Montréal et redéfini le rôle des journalistes restants. Dorénavant, ces derniers mettront des communiqués en ligne et ne couvriront plus la politique. On oublie donc les élections municipales du 3 novembre prochain, les provinciales, les fédérales et les scolaires et les conseils d’Arrondissement.

Journal de Rosemont

Depuis une semaine déjà, le Journal de Rosemont a une nouvelle vocation. Moins de journalisme, plus de place aux citoyens, écrivait la direction en une du journal. Cette décision n’a pas fait l’affaire des organismes du quartier ni de l’Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie. Une lettre de la CSN circule aussi pour expliquer la situation, tandis que le syndicat dénonce cette situation.

Les élus de l’Arrondissement ont adopté une motion lors du conseil d’Arrondissement du 6 mai dernier pour inciter TC Média a faire marche arrière. Le journaliste Philippe Beauchemin, dont c’était le dernier conseil puisque les représentants du Journal de Rosemont n’y assisteront plus, a même été remercié et applaudi. Finalement, ce dernier a quitté son emploi le vendredi 17 mai pour un autre média.

Une motion sera également présentée au Conseil municipal du 27 mai 2013 par les maires du Plateau-Mont-Royal et Rosemont-La Petite-Patrie, Luc Ferrandez et François Croteau. Du côté de Vision Montréal, on a aussi dénoncé ces compressions.

D’ailleurs, une manifestation est prévue aujourd’hui à 17 h 30 devant l’hôtel de ville de Montréal.

Le regroupement des tables de concertation de Petite-Patrie a organisé une conférence de presse en compagnie de Benoit Leblanc, président du syndicat de l’information de Transcontinental (SIT-CSN) et des députés Françoise David et Alexandre Boulerice pour dénoncer ce changement de vocation et demander à TC Média d’y renoncer.

Voir la vidéo de cette conférence de presse du 13 mai dernier.

Alexandre Boulerice en parle aussi sur son site.

Combien d’argent Rosemont-La Petite-Patrie dépense en publicité ?

Voici les montants d’argents dépensés par l’Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie pour la publicité dans les médias en 2012 et début 2013. Il y a deux types de placement : le placement média volontaire et choisi par l’Arrondissement et le placement obligatoire des avis légaux. Ce placement obligatoire doit être fait dans des médias imprimés selon la règlementation provinciale. Lors de son rapport en 2011, Dominique Payette avait justement demandé que cette obligation inclue les médias sur le web.

Pour 2012

– Placement média volontaire de l’Arrondissement

– 27 137 $ dans le Journal de Rosemont
– 1 580 $ dans le Journal de Montréal
– 793 $ dans Ruemasson.com

– Placement obligatoire
– 30 267 $ dans le Journal de Rosemont
– 32 647 $ dans Le Devoir

Pour 2013

– Placement médias volontaire de l’Arrondissement
– 5 491 $ dans le Journal de Rosemont
– 1 350 $ dans Ruemasson.com

– Placement obligatoire
– 3 527 $ dans le Journal de Rosemont
– 10 314 $ dans Le Devoir

Ces chiffres viennent de l’Arrondissement.

 La différence entre un communiqué et un article 

Par ailleurs, un communiqué, c’est de la promotion qui sert à faire bien paraitre l’entreprise ou l’organisme qui l’écrit. La semaine dernière, le communiqué du Jardin botanique diffusé sur le site du Journal de Rosemont annonçait comme étant une « bonne nouvelle » sa plus récente grille tarifaire pour accéder aux Mosaïcultures. Le travail des journalistes, que ne fera malheureusement plus le Journal de Rosemont, a par la suite été de mettre en lumière tout le mouvement de mécontentement et d’opposition à cette décision. Lire notre article pour comprendre la différence.

Pour plus d’information

Lire la réaction de l’une des journalistes qui a perdu son emploi

Quelques points du rapport Payette sur les médias locaux

Page 41-42 : « Des participants à nos tables de discussion ont fait état d’histoires d’élus qui menacent un journal de retirer les avis publics et autres publicités si certaines informations sensibles sont publiées. Des journalistes nous ont dit préférer parfois donner des renseignements à un média concurrent qui dispose de plus de moyens pour se défendre… Les publicités provenant des organismes publics et des municipalités, tout comme les avis publics, sont des sources de revenus très importants pour les médias locaux et régionaux. Dans son nouveau dossier noir de l’information municipale, la FPJQ souligne à juste titre que « les journaux ne devraient pas être placés dans une situation qui les amène à choisir entre leur mission sociale d’informer les lecteurs et l’impérieuse nécessité de maintenir leur stabilité financière48 ». On demande trop souvent aux journaux locaux d’être « plus positifs » et d’aider la région à rayonner. Nonobstant les demandes de certains pouvoirs locaux, les journalistes et les médias n’ont pas le mandat de  faire la promotion de leur milieu, mais d’offrir une information crédible et vérifiée à l’ensemble de leurs concitoyens. »

Page 103-104 : Pressions financières en information régionale

« Le gouvernement du Québec a mis en place des mécanismes pour la distribution des avis publics et de la publicité. Ce n’est cependant pas le cas pour les municipalités et il faut reconnaître que les grandes villes disposent aujourd’hui de budgets de communication importants. Malheureusement, selon nos observations et celles de la FPJQ, certaines municipalités utilisent ce levier économique contre des médias en les menaçant de retirer leur publicité si certaines informations sont rendues publiques. Bien que ces menaces soient rarement mises à exécution, elles suffisent parfois pour faire reculer des médias dont la situation financière est précaire.

Nous croyons que le MAMROT devra prévoir une disposition légale afin de rendre équitable la distribution des avis publics des municipalités. Cette solution aura pour effet de diminuer l’arbitraire et la politisation de la distribution de ces avis, qui représentent une somme non négligeable de revenus pour les journaux. La recommandation de la FPJQ est à notre avis raisonnable : « Que le ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire forme un comité de travail avec les représentants de l’UMQ, de la FQM, de l’Association des quotidiens et de Hebdos Québec, afin d’explorer la possibilité d’instaurer un système de partage non arbitraire des avis publics dans les hebdos et quotidiens régionaux.»

Latest comments

  • Pourquoi je ne reçois plus le journal de Rosemont. Je demeure à 4625 Rosemont H1T 2E4.
    Merci.

  • Il faudrait contacter le Journal de Rosemont directement.

  • Bonjour,

    J’aimerais savoir s il y a un cout pour une annonce (exposition) dans le carnet culturel ?

    Merci à l avance

  • COMMUNIQUÉ. Je ne suis pas là pour vous faire des reproches, je veux juste souligner un événement arrivé il y a quelques mois et qui concerne votre député M. Lisée.
    Dès que j’ai vu une annonce dans le journal local, de Rosemont. J’ai été tellement déçu de voir qu’en 2018 il y a une femme de votre cartier qui n’avait pas eu de bain depuis 13 mois.
    J’ai alerté le CLSC qui me répond Vous savez madame nous n’avons pas assez de personnel. (Je lui ai même offert de payer pour quelle ait un bain. J’ai alors téléphoné au bureau de M. Lisée que je ne connais pas. Son attaché politique c’est empressé de me téléphoner à mon bureau, et au bout de quelques jours il me retéléphonait pour m’expliquer qu’il en a parlé à M. Lisée et la dame a eu son premier bain, l’installation a été faite pour la déplacée et le bain pris. Vous avez un super de député garder le.
    Moi je suis de Varennes alors je ne l’ai jamais vue en personne et je n’ai aucun intérêt. Voir le soin qu’il prend pour son monde bin CHAPEAU à cet homme. Je tenais à ce que votre quartier sache quel Homme il est. Il y aura 22 ans le 28 aout que j’ai fondé cet OSBL et c’est la première fois que je vois un député tel que lui à Montréal. CHAPEAU à cet homme
    Henriette Samuel, SOS Handicapés, de Varennes.

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