Changement d’indicatif régional dans Angus

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En raison de la forte demande et de la pénurie de codes régionaux associés à l’ile de Montréal, l’Association canadienne de numérotation (ACN) a décidé de procéder à des changements des indicatifs régionaux dans certaines parties de la ville. Pour le Vieux-Rosemont, le secteur Angus est principalement touché.

Les "codes régionaux spécifiques" expliquent ce changement.

Les « codes régionaux spécifiques » expliquent ce changement.

Ce texte a été publié le 1er avril

Les résidents du secteur Angus, situé entre les rues Rachel, St-Michel, Molson et St-Joseph se verront attribuer de nouveaux numéros de téléphone dès janvier 2014. Cette mesure ne touche que les téléphones filaires, donc ceux connectés dans les résidences.

Les nouveaux numéros attribués seront localisés dans l’indicatif 450, notamment en raison du nombre de numéros libres dans cette « grappe numérale » déterminée par l’ACN. L’organisme, un OSBL composé des principales compagnies de téléphonie canadiennes, est chargé par le CRTC d’attribuer et de distribuer les numéros de téléphone à travers le pays.

Cette situation touche le Vieux-Rosemont, mais aussi beaucoup d’autres quartiers dans d’autres arrondissements sont concernés: l’est de l’arrondissement d’Anjou, le quartier St-Sulpice à Ahuntsic, Domaine des Bois-Francs à St-Laurent font aussi partie des secteurs touchés par le changement. Plusieurs autres se trouvent dans l’ouest de l’île. Toronto et Vancouver sont aussi des villes ciblées par cette réforme.

Pénurie, vraiment?
Joliane Marcotte, responsable de l’ACN pour l’est du Canada, explique les raisons de ce changement. « L’association est en train de procéder à une redistribution des numéros dans plusieurs grandes villes du pays afin de pouvoir répondre à un besoin croissant de demandes de codes régionaux spécifiques ». À Montréal, l’indicatif 514 est pratiquement épuisé, notamment en raison de nombreux numéros de téléphone cellulaire dont l’indicatif régional est 514, mais dont les propriétaires habitent en périphérie, souvent dans le 450. « Il y a pour nous un besoin de rééquilibrer les choses », explique Mme Marcotte.

Le choix des secteurs touchés n’est pas arbitraire selon Joliane Marcotte. « Notre décision se base sur des facteurs sociodémographiques. Pour l’ile de Montréal, nous avons procédé à des changements de l’indicatif 514 vers 450 dans des secteurs qui affichent un mode de vie préconisant l’utilisation de la voiture pour des courses autrement faciles d’accès ».

Controverse
Ce changement d’indicatif régional n’est pas sans conséquence. François Hétu, résident du complexe Angus et porte-parole improvisé réagit difficilement à cette nouvelle. « Les iPhone de nos amis sont programmés. Même ceux sous Android le sont, car on a des amis dans les deux clans. Il faudra leur demander individuellement de changer le code régional et le numéro dans leur téléphone, ça va créer de la confusion et des problèmes de communication entre nous et nos amis qui habitent au Dix-Trente ». Une autre résidente du secteur, comme Stéphanie Pouliot, songe à retourner en banlieue soutenant qu’elle était venue vivre à Montréal pour avoir un «514» et que si ce n’était plus possible, aussi bien être dans le «vrai 450». «Je me sens trahie» confie-t-elle à RueMasson.com.

Une voisine, Marie-Pierre Tanguay, accepte le changement mais voit les choses autrement. « Les gens du Lower-Masson sont déjà bien présents sur notre territoire et on arrive à les aimer et les accepter. Mais j’ai bien peur qu’eux aussi demandent un code régional du 450 pour se sentir comme nous, alors qu’ils ne le sont pas ».

Dans Angus, on promet de ne pas en rester là et qu’une pétition sera bientôt lancée pour forcer les autorités à intervenir auprès de l’ACN dans ce dossier.

5 commentaires à Changement d’indicatif régional dans Angus

  1. Sylvieclaire

    Ha! Ha! Je veux bien être le 450 du Upper Rosemont, mais faut pas pousser grand-mêre dans les orties! Bravo David, cet article semble très crédible… mais c’est la date fatidique qui t’a trahi… :0)

  2. Manon Malinosky

    Surtout le dernier commentaire hyper condescendant de la fin. Un tel snobisme inversé est littéralement surréaliste…

  3. Reinhardt Ericson

    à Manin Malinosky, qui adorait les Beatles Finalement, y a juste moi qui s’est rendu quelque part , mon amour

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