Ésimésac : un conte et une morale

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Le film réalisé par Luc Picard et écrit par Fred Pellerin est sorti en salle le 30 novembre dernier. On peut le voir au cinéma Beaubien et aussi au Starcité du parc Olympique. Sans devenir critique de cinéma (qui est une spécialité et un art), RueMasson.com a vu le film et vous livre quelques commentaires.

Ésimésac est sorti le 30 novembre au Cinéma Beaubien. Photo : RueMasson.com

L’histoire se déroule à Saint-Élie-de-Caxton qui vit les conséquences de la crise économique. Les citoyens n’ont plus rien à manger sauf de la misère comme le dit la mère d’Ésimésac en servant de l’eau chaude à ses enfants. Son fils Ésimésac qu’elle a porté 13 ans, 15 ans ou 20 ans selon diverses versions est le nouvel homme fort du village alors qu’il a à peine 2 ans. Le corps d’un homme et la naïveté d’un enfant.

Ésimésac est un garçon de deux ans dans le corps d’un homme, fort séduisant par ailleurs, dôté d’une force herculéenne, d’une naïveté bienfaisante, mais qui n’affiche pas la perfection de tous héros normal. Sauf que rien n’est normal dans l’univers fantastique de Fred Pellerin. C’est un conte qui rejoint tellement la réalité. Pourtant, le célèbre conteur qui a mis Saint-Élie de Caxton sur la carte n’a pas été influencé par l’actualité. Cette histoire a été écrite il y a 5 ans.

Quand on s’asseoit dans une salle obscure pour voir un film de Fred Pellerin, il faut laisser son esprit rationnel à la porte. C’est un conte ou plutôt une fable avec une morale un peu à la sauce Jean de la Fontaine.

N’essayez pas de trouver une époque précise, les costumes nous placent à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle. Mais l’arrivée du chemin de fer date plus du début et milieu 19e siècle et on parle de crise économique, celle de 1929 ou de 2008 ? Puis à un moment donné, des lumières de Noël visiblement alimenté par l’électricité nous mélange un peu plus. On rit et on abandonne. L’histoire et sa morale anti-capitaliste s’applique à toutes les époques.

 

L’union fait la force

Fred Pellerin et Luc Picard sont des artistes engagés et ça transpire du film. Les messages sont nombreux tout au long du conte, pimentés d’humour, de l’esprit taquin de Fred Pellerin et légèrement moralisateurs. On aurait pu le faire plus subtilement et donner un peu plus de profondeur aux personnages. La phrase du film est La force du nombre. On a joué sur les mots en parlant de l’ombre et de la force de l’ombre, car Ésimésac est né sans ombre.

« La force du nombre » est la morale du film. Une morale si logique et si nécessaire dans notre monde actuel. Car l’union fait la force, même quand on est très pauvre. À retenir.

Le film est bon, on l’a aimé, on passe un bon moment. Un film familial du temps des Fêtes.

La critique d’André Duchesne dans La Presse.

Les commentaires de Stéphane Leclair à C’est bien meilleur le matin.

Le texte d’Odile Tremblay du Devoir sur le film.

Le film sur Cinoche.com

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