La petite histoire de notre couverture électorale hyperlocale

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Ce texte sur la couverture électorale hyperlocale a été écrit et publié pour le journal du congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui se déroule du 16 au 18 novembre à Saint-Sauveur. Lisa Marie Noël, Stéphanie Lalut et Cécile Gladel, membres de la FPJQ, y participeront.

Sans surprise, la bataille serrée dans Gouin a dicté la couverture de l’élection de RueMasson.com. Cette circonscription a été plus couverte que sa voisine de Rosemont. Le point le plus difficile a probablement été de se faire accuser de favoritisme. Dès que nous parlions de Québec solidaire, des partisans du Parti québécois nous accusaient d’être partiaux, et quand nous parlions du PQ, des partisans de QS faisaient la même chose.

Le journal du congrès de la FPJQ est monté chaque année par un média différent. Cette année, c’était le tour de l’équipe de La Presse.

Par Cécile Gladel et Stéphanie Lalut

Dans les derniers jours, nous en sommes même venus à compter les mots des articles concernant Nicolas Girard et Françoise David pour être parfaitement équitables.

RueMasson.com, média du quartier Vieux-Rosemont à Montréal s’est lancé, cette année encore, dans la couverture de campagne électorale. Après les élections fédérales de 2011 et la partielle municipale du printemps dernier, la campagne provinciale a certainement été un véritable « jackpot » journalistique pour notre petite équipe.

RueMasson.com couvre habituellement quelques rues dans Mercier et Hochelaga-Maisonneuve. Pour l’élection, nous nous sommes donc concentrés sur les deux circonscriptions principales : Gouin et Rosemont.

Loin de présenter des « poteaux », ces deux circonscription comptaient la co-chef de Québec solidaire et un député vedette du PQ et dans l’autre un nouveau candidat ministrable qui n’a pas la langue dans sa poche.

En tout, 16 candidats s’y présentaient, dont deux se sont désistés en cours de route.

Un droit de parole pour tous

Le plan initial de campagne consistait à faire des entrevues avec tous les candidats, sans exception. Dans la mesure où il était possible de les rejoindre!

Dans certains cas, il a pratiquement fallu traquer chez eux les organisateurs. Par contre, plusieurs autres étaient très collaboratifs et vraiment heureux qu’on leur offre ce qui a été, au final, leur seule entrevue de la campagne.

Le PQ nous a même proposé une entrevue avec Pauline Marois sur un plateau d’argent, que nous n’allions certainement pas refuser, même si cette possibilité n’était pas prévue. Par souci d’équité, nous avons choisi d’offrir des entrevues aux autres chefs.

Résultat : deux entrevues supplémentaires à écrire et la gestion des autres demandes, qui elles, n’ont finalement pas abouti.

Dans le feu de l’action, nous avons décidé de suivre tous les candidats en porte-à-porte. Cécile Gladel s’est prêtée au jeu et en a tiré quelques articles, mais surtout une présence « live » sur Twitter pendant ces séances. Elle a fait du porte-à-porte à deux reprises avec Françoise David et Nicolas Girard et les a suivis presque pas à pas lors des quatre derniers jours. Une excellente idée qui a été imitée et qui nous a donné le pouls réel de la population.

Des ressources limitées

Il ne faut pas oublier que l’équipe de RueMasson.com repose sur des bénévoles, qui ont tous des emplois rémunérés ailleurs.

Au début, nous devions rédiger quelques articles par semaine sur les nouvelles de la campagne, en plus des entrevues-portraits des candidats. En bout de piste, nous avons pratiquement fait deux articles par jour, en plus d’une présence constante sur Facebook et Twitter, tant l’actualité était florissante. Pour la première fois, RueMasson a dû faire appel à des collègues de l’extérieur.

Notre principal regret demeure le manque de ressources. Une des idées était de suivre Françoise David et Nicolas Girard pendant 48 h lors des deux derniers jours, de les filmer, etc. Mais il aurait fallu quatre journalistes en même temps. C’est donc à regret, et une pointe de jalousie, que nous avons regardé des collègues du Journal de Montréal, de La Presse et de L’actualité réaliser tout ça.

Mais nous avons terminé la campagne avec le sentiment du devoir accompli et d’avoir bien informé les citoyens. La preuve, nos articles ont été beaucoup lus et nous avons battu tous nos records de visites sur le site, dépassant pour la première fois les 40 000 visiteurs uniques.

1 Comment to La petite histoire de notre couverture électorale hyperlocale

  1. Vous faites un super travail, vous n’avez pas à « jalouser » le JdeM ;)

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