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Des victimes de portières témoignent

Plusieurs cyclistes ont été victimes d’accidents causés par une portière ouverte dans le quartier. Trois victimes de ces portières dans le quartier ont accepté de nous raconter leur histoire. Plusieurs autres cyclistes ont confié avoir eu des accidents plus ou moins graves en frappant des portières. Certains en sont morts. Chose certaine, les portières sont la bête noire de tous les cyclistes urbains qui les craignent comme la peste. 

La première partie de ce dossier: Frapper une portière n’est pas considéré comme un accident.

Puisque le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) répertorie maintenant le type de collision, on sait qu’entre janvier et juillet 2012, 25 cyclistes ont été victimes de collision avec une portière ouverte, dont 16 ont été transportés en ambulance. Deux de ces personnes transportées à l’hôpital après avoir frappé une portière qui s’ouvrait en ont été victimes dans le quartier.

Nathalie Valois, agente responsable de la sécurité à vélo pour le service de police de la ville de Montréal (SPVM), souligne que les cyclistes victimes de tels accidents peuvent aussi poursuivre les automobilistes fautifs au civil.

Un article du Soleil en parlait.

Voici la cuisse de Gabrielle après son accident. Photo : Gabriel Champagne.

Sur la piste cyclable Saint-Zotique
Gabrielle roulait sur la voie cyclable sur Saint-Zotique en direction Est proche de Saint-Michel, alors que le passager d’une voiture a ouvert sa portière devant elle. « Je me souviens que j’allais appliquer les freins pour ralentir parce que j’arrivais à un feu de circulation. J’ai eu conscience que la porte s’ouvrait, mais je n’ai pas eu une seule fraction de seconde pour réagir », raconte-t-elle.

La jeune femme n’a pas subi de fracture, mais souffert d’une profonde coupure sur la cuisse, de multiples muscles froissés, des bleus partout. Elle n’a pu se déplacer et n’a pu travailler pour un moment. Après l’accident, elle a été transportée à l’hôpital en ambulance. Les policiers ont fait un rapport. Elle a été indemnisée par la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) ce qui lui permet de payer sa physiothérapie.

Gabrielle se porte très bien, mais deux mois après son accident, elle n’est pas remise à 100 %. Sa jambe manque encore de flexibilité, et elle a quelques douleurs au genou. « Je fais de la physiothérapie depuis le 20 juillet, à raison de deux fois semaine. Je viens (la semaine passée) de recevoir mon premier chèque de la SAAQ. Mon dossier a mis beaucoup de temps à progresser et on me dit ne pas savoir pourquoi à la SAAQ ».

L’épaule de Gabrielle

Elle souligne que ce n’est pas très grave pour elle, car elle a les moyens de se payer les traitements de physiothérapie. « Quelqu’un qui n’aurait pas pu payer les traitements avant de se les faire rembourser par la SAAQ, sa guérison aurait été beaucoup plus lente, voire même compromise. J’ai reçu mon premier paiement deux mois après mon accident. Je n’ose pas imaginer ce qui serait arrivé si j’avais attendu deux mois pour commencer les traitements », constate-t-elle.

Sur la 5e Avenue
L’accident de Sylvie a été moins grave. Elle roulait sur la 5e Avenue un matin vers 11 h. Une portière s’ouvre et elle la frappe. Résultat : des douleurs partout, surtout à un bras et une épaule qui la font toujours souffrir plus d’un an après l’accident. « Quand l’automobiliste a ouvert sa porte, j’ai eu le temps de me cramponner pour y entrer de plein fouet. Je ne voulais surtout pas passer par-dessus la portière ».

Sylvie était heureuse de ne pas avoir son fils de 3 ans sur le porte-bagage ce matin-là. Elle regrette de ne pas avoir vu un médecin par la suite. « Quand je suis allée voir l’ostéopathe, elle m’a regardée pendant 5 minutes et elle semblait complètement perplexe. Elle m’a dit que j’étais une polytraumatisée ».

L’automobiliste était visiblement en état d’ébriété. Il s’est mis à pleurer et s’est excusé. La cycliste a eu pitié et n’a pas appelé la police. Elle le regrette, car elle a eu des effets de son accident durant plusieurs mois.

Suzanne Lareau, PDG de Vélo Québec souligne que plusieurs cyclistes qui ont de tels accidents ont le même réflexe que Sylvie. « Ils ne sont pas blessés gravement, l’automobiliste s’excuse, dit que ce n’est pas de sa faute et l’accident ne sera ainsi jamais dans les statistiques, ce qui fait que la SAAQ ne voit pas l’utilité de faire des campagnes de sensibilisation ».

Nathalie Valois souligne que des campagnes seraient aussi nécessaires. Elle conscientise les automobilistes quand elle fait de la patrouille à vélo.

Sur Beaubien
Un cycliste qui désire rester anonyme roulait sur Beaubien quand une portière s’est ouverte, il a foncé dedans. Résultat : une opération au bras droit, quelques semaines sans travailler et une bataille pour se faire indemniser par la SAAQ.

 

Ce cycliste a été abasourdi de la réaction des policiers et de l’automobiliste fautif qui ont tout fait pour minimiser l’accident. « Mais il semble que c’est ce que les policiers apprennent à l’école de police. On ne peut donc même pas leur en vouloir : ils ne font qu’appliquer ce qu’ils ont appris, et c’est bien normal », dit-il

 

Après avoir subi cet accident, ce citoyen souligne que les conséquences sont de trois ordres selon lui. Elles sont d’abord psychologiques : « la victime se fait répéter plusieurs fois sur les lieux de l’accident que ce n’en est pas un. C’est éprouvant, en plus d’être faux. Elle se fait presque dire que ce n’est rien, qu’il ne s’est rien passé, qu’on ne peut rien y faire, que c’est juste un bête accident (dit le chauffeur fautif). Elle n’est pas reconnue comme une victime. »
Une autre conséquence est financière. Puisqu’on décourage ou n’informe pas les victimes d’ouvrir un dossier, cette dernière, pendant sa convalescence, doit faire preuve de persévérance pour obtenir un rapport d’événement auprès du SPVM. « Un rapport que les archives refusent ensuite de transmettre à la SAAQ, sous le prétexte qu’ils ne transmettent que les rapports d’accident, aucun autre. La victime doit alors demander par la poste et en payant 14,5 $ son rapport d’événement pour le transmettre ensuite à la SAAQ. Un véritable parcours du combattant que de nombreuses personnes n’ont pas l’énergie de mener, et on peut le comprendre », témoigne ce cycliste.

La blessure au coude de ce cycliste

Ce cycliste ajoute que la dernière conséquence est structurelle : « le chauffeur fautif retourne chez lui sans même une tape sur les doigts, sans constat d’infraction, sans trace dans son dossier. J’ai demandé aux agents de remettre ce constat, ils ont refusé . »

Il souligne aussi que les agents de police lui ont avoué recevoir plusieurs appels par semaine pour de tels accidents. Il a finalement été indemnisé par la SAAQ. « Ils donnent 90 % du salaire net pendant l’arrêt de travail, après la période de carence de 7 jours. Et 36 $ par séance de physiothérapie (alors qu’une séance ne coute pas en dessous de 60 $) ».

Sur Molson


Le 14 mai 2007, Pierre roulait sur Molson et a frappé une portière ouverte devant lui. Il a été projeté dans la voie de gauche et frappé par une autre voiture. Gravement blessé, il en garde toujours d’importantes séquelles. Olivier Bruel a raconté l’accident de Pierre sur son blogue dans ce billet.

Un cycliste est mort en frappant une portière sur Van Horne en 2011, un article de La Presse.

Latest comments

  • Est-ce qu’on a vraiment besoin de se faire mettre une telle photo en pleine face sur ruemasson pour comprendre le point?

    isshhhh.

  • hey Yuppie, on voit ben que tu as pas fait de vélo depuis longtemps. si tu levais un peu ton cul de ton siège d’auto des fois, tu comprendrais.

  • Oui, les photos sont nécessaires parce que les gens ne comprennent tout simplement pas ce qui nous arrive. Après on se prend le blâme dans les journaux parce qu’on ne portait pas son casque lorsqu’on est tombé sous le camion benne parce qu’un épais a ouvert sa porte sans regarder.

  • « J’ai reçu mon premier paiement deux mois après mon accident. Je n’ose pas imaginer ce qui serait arrivé si j’avais attendu deux mois pour commencer les traitements »

    petite contradiction non ?

  • Lol @ Gino.

    Quand on roule à vélo il faut toujours assumer qu’une voiture avec quelqu’un dedans peut ouvrir sa porte sans regarder, tant qu’il n’y a pas eu de contact des yeux avec le conducteur. Ca s’appelle garder une marge de sécurité. Si t’as pas le temps de voir s’il y a quelqu’un ou pas dans la voiture c’est parce que tu roules trop vite. Dans ce cas la, ralentis ou tiens-toi à une distance de portière de voiture.

    Pis en passant, non les photos n’ont pas rapport. Je compatis avec la victime mais quand je me lève le matin pour prendre un café en lisant les dernières nouvelle du quartier ça ne me tente pas de me faire agresser avec des photos d’horreur sans m’avertir. Merci.

  • Et oui c’est important d’éduquer les conducteurs ne me méprenez pas. Mais peu importe l’éducation, ça va toujours arriver par distraction involontaire. Malheureusement, c’est le cycliste qui est le plus exposé aux blessures. Il doit assumer un double fardeau de prudence.

  • Cécile >> désolée, mon erreur. J’avais lu « premier traitement » au lieu de « premier paiement ».

  • @ yppie :  » Quand on roule à vélo il faut toujours assumer qu’une voiture avec quelqu’un dedans peut ouvrir sa porte sans regarder, tant qu’il n’y a pas eu de contact des yeux avec le conducteur. Ca s’appelle garder une marge de sécurité. Si t’as pas le temps de voir s’il y a quelqu’un ou pas dans la voiture c’est parce que tu roules trop vite. Dans ce cas la, ralentis ou tiens-toi à une distance de portière de voiture.  »
    hum ….
    a – sur certaines pistes cyclables, la distance de sécurité signifies la voie de gauche, en contresens … une voiture collée sur la piste ouvrant sa portiere peut en couvrir toute la largeur (ex : brébeuf en direction nord entre rachelle et laurier)
    b – le contact visuel est seulement possible quand tu roules en sens inverse de la circulation et c’est illégal au québec. (remarque : dans le sens inverse, le contact visuel est possible ET la portiere est dangereuse pas tant pour le cycliste mais pour le conducteur fautif. Ce serait intéressant de débattre sur les bons et les mauvais point de rouler en sens inverse, qui peut parfois etre plus sécuritaire, paradoxalement. Mais ça implique aussi une autre approche pour la sécurité routiere.)
    c – sur une piste cyclable adjaceante à une rangée de voitures stationnées très serrées, meme à tres basse vitesse, c’est souvent impossible de deviner la silhouette d’un conducteur sur le point d’ouvrir sa portiere.

    ma conclusion : oui il faut éduquer encore plus les cycliste et travailler à les sensibiliser aux subtilités du code de la route par rapport à leur véhicule, mais il manque cruellement de sensibilisation auprès des conducteurs qui sont trop souvent inconscient de la présence des cyclistes. Il serait aussi pertinent selon moi d’inclure une procédure simple mais obligatoire avant d’ouvrir une portière dans le code de la sécurité routiere. Ça assurerait que tout les conducteurs automatise cette maneuvre dès l’école de conduite d’une part et ça donnerait un poid supplémentaire aux démarches des cyclistes prit dans un accident mettant en cause une portiere.

  • l’expression « chauffeur fautif » dans le cas de quelqu’un qui ne fait, au fond, qu’ouvrir sa portière, c’est intense.

    la responsabilité est, au moins, partagée dans ce genre d’incidents.

  • Très d’accord avec seblol pour le sens inverse. Peut-être que c’est interdit, mais je préfère toujours rouler à sens inverse,pour les portes, et aussi pour voire les autos arriver, avoir un contact visuel avec les conducteur etc. Je ne comprends pas les raisons de l’interdit à sens inverse d’ailleurs, des réponses rationnelles?

  • Moi, j’utiliserais plus l’expression:  »chauffeur automobile venu de l’enfer » ou  »entité démoniaque buveur de sang ».

    Et pour les cycliste,  »petit ange en pétales de roses » ou  »bichon amoureux de la vie » serait ma foi, plus approprié.

  • Une entité démoniaque est bien sur  »buveuse » de sang, et non pas  »buveur de sang ». Ça va de soi.

  • Les cyclistes ne doivent pas rouler à contresens parce qu’il doivent respecter le code de la route. Et cela va de soi, car un automobiliste ou un piéton ne s’attend pas à voir venir un cycliste à sens inverse, donc les cyclistes qui roulent à sens inverse s’exposent à encore plus de danger et compromettent la sécurité des piétons. En fait, si chacun respectait le code de la route, on n’en serait pas là…

  • @Bruno Perron

    haha.Agneau sacrificiel serait aussi bon pour les cyclistes.

    @Julie

    Les cyclistes de ruemasson roulent déjà pas mal tous à gauche.

  • voila mon incident en 2006 lorsque je venais d’immigrer de l’autriche (ou les conducteurs font beaucoup plus attention, donc cette collision aurait pas eu lieu):

    en roulant sur rene-levesque entre les voitures stationnees a droite, et une voiture immobilisee a gauche. il etait pas possible pour moi de voir que le conducteur se stationnee (illegalement) dans la voie pour laisser sa femme sortir.

    resultat: mon pouce faisait mal, mais au moment (sous le choc) pas trop, alors j’ai laisse les gens en voiture partir. grave erreur. je suis allee a l’hopital, apres avoir paye $450 et avoir attendu 3h je m’ai dit que c’est trop long, comme je peux bouger mon pouce, il peut pas etre brise (j’ai jamais attendu plus que 1h en autriche, c’etait pas tolerable pour moi). apres 2 semaines ou mon pouce diminue pas de grandeur je m’ai prepare d’y aller encore et attendre 10h ou plus. mon bras etait casse, j’ai du me dire par le medecin que mon douleur « lui interesse pas ». 5 semaines dans le platre et depuis une articulation bouge plus. physiotherapie aidait pas vraiment, apres quelque semaines j’ai du retourner dans mon pays pour poursuivre mon dossier d’immigration et apres, comme on doit renouveller l’assurance voyage, il payait plus pour ca physiotherapie ($100 par session).

    Mes autres experiences comme cycliste utilitaire avec conducteurs et policiers sont extremement negatif, compare a mon pays, au point que je crainais souvant pour ma vie en roulant.
    C’etait la raison principal pour laquelle je suis retourne en autriche avec ma famille apres plusieurs annees – comme chercheur et travailleuse professionnelle de sante on peut choisir la societe ou habiter pour en contribuer et profiter de la qualite de vie (securite, sante, respect, droits) …

  • Une question pour S.
    Et lorsque vous roulez à contre-sens et que vous croisez un cycliste, quelle est la manoeuvre pour éviter la collision ? Et lorsque qu’une voiture passe au même moment ?
    Suggérez-vous également de rouler à contre-sens sur une rue à double-sens comme on voit de plus en plus ? ( soupir ) En ce cas, bonne chance aux piétons pour traverser la rue…

  • Je l’avoue, j’ai déjà failli frapper un cycliste avec ma portière. Pourtant, j’avais regardé dans mon angle mort et mon miroir. Je n’ai rien vu. C’était la nuit, il arrivait à un vitesse folle, sans réflecteurs et sans lumière. Bien sûr, ce n’était pas non plus une rue équipée d’une piste cyclable (il y en a si peu à Montréal). N’en déplaise aux pro-cyclistes purs et durs, des fois, ce n’est pas l’automobiliste le coupable.

    En tant que piétonne, je vois beaucoup plus de négligence de la part des cyclistes pour la sécurité des piétons. Mais l’idée n’est pas de pointer du doigt un type de locomotion ou un autre. C’est d’arriver à réveiller les crétins qui, dans tous les camps, ne savent pas ce qu’ils font et ne connaissent pas les règles à respecter. (Entre autres, les utilisateurs occasionnels de Bixi…de vrais dangers publics!)

  • Philippe
    06/10/2012 à 10:36

    l’expression « chauffeur fautif » dans le cas de quelqu’un qui ne fait, au fond, qu’ouvrir sa portière, c’est intense.

    la responsabilité est, au moins, partagée dans ce genre d’incidents.

    Ce sera encore plus intense quand ce sera une voiture plutôt qu’un vélo qui percutera ta portière.

  • J’ai une voiture (depuis l’automne seulement) ET un vélo (je roule environ 9 mois par an depuis plusieurs années).
    Ça prends DEUX voire même UNE seconde regarder dans son miroir avant d’ouvrir la portière…

    @Aldebrana:
    C’est certain qu’il y a toujours des imbéciles à 4 ou 2 roues (on ne s’en sort pas!), mais c’est tout de même mieux de prendre la peine de regarder. Et si vous le faites et qu’un cycliste se « pitche » devant votre portière, c’est la preuve qu’il faut éduquer dans les 2 sens.

  • C’est toujours la même chose ici. Toujours le même angle. On cherche un coupable et forcement comme c’est le cycliste qui est blessé le coupable c’est forcément l’automobiliste. Oh grand jamais les cyclistes ne passent sur un feu rouge ou ne s’arrêtent pas à un arrêt! Ils ne roulent jamais à contre-sens, ou ne dépassent pas la limite de 20km sur les pistes cyclables. Ils signalent toujours aussi clairement leur intention de tourner ou celle de dépasser un autre cycliste. Ben non, ce n’est qu’un rêve même si je le fais plusieurs fois par jour.

    Prenez l’exemple de l’auto garée sur le coin d’une rue juste après un feu ou un arrêt et qui regarde dans son retro. Pas de cycliste en vue mais au moment de sortir de son auto un cycliste en provenance de la rue transversale tourne le coin sans faire son arrêt et surgit sur le côté de la voiture. Le cycliste est coupable à 100% mais on retiendra que c’est l’automobiliste le coupable vu les blessures du cycliste. Son choc et ses dommages à lui, personne ne s’en soucie.

    Toutes les histories racontées ici sont à sens unique. On se sais pas vraiment dans quelles circonstances ou elle se sont produites et on ne connait pas la version des automobilistes impliqués. Un vrai journaliste aurait tenté de connaitre la version de l’autre partie et à défaut de celle-ci n’aurait pas abordé le récit sous l’angle de la culpabilité de l’une ou l’autre des partie. Mais laissez-moi deviner, la ou le journaliste en question est une/un cycliste…..mais comment ais-je fait pour deviner cela?

  • Ben Voyons donc, Yuppie. C’est la total responsabilité du conducteur de faire son angle mort quand il ouvre la porte, pis that is it!!

    Viens pas me faire croire que le conducteur qui se stationne sur St-Denis ou sur St-Laurent ne regarde pas si il y aura un autre  »char » qui va arracher sa porte en passant…

    Le conducteur qui ouvre sa porte d’auto sans regarder dans le rétroviseur, et l’angle mort est soit imbécile soit distrait par les 100 milles choses a faire ou est au téléphone, mais il se dit surtout pas: Tien je suis prêt a sortir, too bad si ya un cycliste….

    À moins d’être imbécile!

  • JP, je suis désolée, je suis automobiliste mais vous avez tort. Déjà, vous n’êtes pas censé vous stationner juste après un coin de rue, il faut laisser un dégagement de 5m. Ensuite, il vous faut regarder dans le rétro + l’angle mort en vous retournant et si la voie est libre, ouvrir votre portière immédiatement. A moins qu’il n’aille à la vitesse de l’éclair, je ne vois pas comment heurter un cycliste en ce cas. A moins que vous même ne laissiez passer un délai entre la vérification et l’ouverture de la portière (pour prendre votre sac, ramassez votre café, ôtez vos clefs, whatever). Et dans ce cas, vous êtes en tort. Bref, même si le cycliste commet lui aussi une faute indirecte (passer sur la rouge, oui, on le sait, les 3/4 des cyclistes font ça, effectivement), il est tout de même de votre responsabilité directe de ne pas ouvrir la portière si la voie n’est pas libre. Après, personne n’est infaillible, et tout le monde peut faire une erreur, ça ne vous en enlève pas la responsabilité. Je fais tout le temps très attention aux cyclistes et aux piétons (car je suis aussi souvent piéton et occasionnellement cycliste), mais pourtant, ça m’est arrivé, de n’en voir certains qu’au dernier moment…

    Après, quand j’ai vu un cycliste faire un saut périlleux de 3 m, percuté par une voiture sur Papineau, alors que tout le monde avait parfaitement vu le cycliste passé à toute vitesse sur la rouge, personne n’a blâmé l’automobiliste (qui respectait la limite de 50) 🙂

  • Le pire, je trouve, dans le duel automobiliste-cycliste c’est quand l’automobiliste tourne à droite, que le passage est libre, qu’il n’y a pas de piéton pis que là, un cycliste innocent double l’auto à droite à toute vitesse…

  • Moi à vélo quand un automobiliste signale qu’il tourne à droite alors que je continue droit devant, je le double à gauche mais paraît que ce n’est pas légal en regard du code de la route…je suis donc pour le changement du code de la route au moins sur cet aspect…C’est tellement plus logique…

  • Je me demande s’il y a un cycliste qui ne commet pas de faute au code de la route durant leur déplacement.

    Encore hier, voie réserver heure de pointe, le seuls qui occupait la voie réserver et ralentissait l’autobus était un cycliste. Evidemment leur faire remarquer que la piste est 1 à coin de rue, vous risquez de recevoir une volée de bois vert du genre  » sale automobiliste capitaliste anti écolo  »……:)

  • Bien que l’on ne puisse légalement circuler dans une voie réservée aux autobus, on n’est plus obligé en tant que cycliste de rouler dans la piste cyclable lorsqu’il y en a une à proximité, et ce depuis environ 2-3 ans…
    -un salle cycliste…

  • J’évoque la piste à 1 coin de rue, au lieu de bloquer la voie réserver sur Beaubien, finalement, juste de respecter le code de la route, réserver les trottoirs aux piétons et tous les utilisateurs de la voie publique seront heureux

  • Ily a une voie réservée aux autobus sur Beaubien ? J’y vais rarement…Quand à libérer les trottoirs pour les piétons je suis bien d’accord. Vous savez je ne suis pas toujours fier des comportements cyclistes que je vois et j’ai souvent honte…

  • J’ai eu une fracture de l’olécrane au coude gauche (je crois que c’est ça la blessure de la photo du coude blessé) avec un cote cassé ca a été vraiment pénible à vivre (opération 2 mois d’arrêt de travail, physio etc). Dans 6 semaines, un an après, j’ai mon opération pour retirer le métal non nécessaire dans mon bras. Dans mon cas il n’y a pas eu d’automobile impliqué. N’empêche qu’il faudrait vraiment prendre au sérieux les accidents/blessure qu’on les gens en vélo. C’est vraiment intense ce que ca fait à une personne physiquement et psychologiquement, je pensais bien me taper une petite dépression après le premier mois tellement ça me mettait à terre. Ca prend 2-3 mois pour savoir quel seront les séquelles à long terme. Faudrait vraiment que les gens prennes plus ca aux sérieux, je ne parle pas de se pointer du doigt ou s’obstiner sur les réseaux sociaux mais reconnaitre l’ampleur du problème et faire quelque chose.

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