Gardez vos feuilles!

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Photo : André Dumont/RueMasson.com

Pour certains, les feuilles mortes sont de vulgaires déchets. Pour d’autres, elles sont une manne. De quel côté vous rangez-vous?

L’automne est à nos portes et on s’apprête à trouver des feuilles mortes partout : sur la terrasse, le balcon, le trottoir, la rue et dans la cour. Il y aura des collectes de déchets de jardinage, pour vous permettre de les envoyer se faire composter au Complexe environnemental de Saint-Michel l’esprit en paix. C’est écolo, d’accord, mais on peut faire encore mieux.

Dans la nature, les feuilles fournissent au sol un apport en matière organique riche en éléments nutritifs pour les plantes. Ce cycle se produirait librement en ville aussi, si la quantité de feuilles et la durée de leur décomposition ne nuisaient pas à la propreté des lieux.

Pour donner un coup de pouce à la nature, il existe une solution simple : conserver et composter les feuilles!

Les feuilles mortes entrent dans la catégorie des « matières brunes » riches en carbone dont on a besoin pour créer un équilibre avec les « matières vertes » riches en azote dans le bac à compostage. Selon Camil Desbiens, agent de sensibilisation au compostage à la SODER, on atteint le bon équilibre avec un peu plus de matières brunes que de matières vertes.

Les matières vertes sont généralement abondantes : pelures de fruits et légumes, déchets de tables, marc de café, résidus de plantes, gazon séché, etc. Les matières brunes sont moins disponibles : paille, sciure de bois, copeaux de bois, brindilles, écorce, papier journal et carton sans colle.

Les feuilles mortes sont donc la matière brune la plus abondante en contexte résidentiel, à moins que vous vouliez déchiqueter du papier journal ou du carton.

On peut mettre les premières feuilles mortes de l’automne directement dans la compostière, ou les mélanger à la terre du jardin. Ensuite, « C’est une bonne idée de stocker les feuilles mortes dans des sacs de plastique, pour les mettre au compost rendu au printemps, affirme Camil Desbiens. Il suffit de s’assurer qu’elles soient sèches et qu’elles le demeurent à l’intérieur du sac. »

On en conviendra, même les plus grands sacs de plastique se remplissent vite avec des feuilles. Imaginez l’espace que ces sacs (qui ne pèsent presque rien!) occupent dans le camion de la collecte des déchets verts!

L’option de mettre ces sacs à la rue n’est pas à condamner, au contraire. Le compostage se fera sur un site à quelques kilomètres seulement du Vieux-Rosemont. C’est beaucoup moins loin que les sites d’enfouissement et encore moins loin que les lieux de compostage industriel des déchets de table, qui sont tous à l’extérieur de Montréal.

Si vous ne faites pas de compost, vous pouvez quand même écraser les feuilles mortes bien sèches et épandre le tout sur le gazon ou dans le potager.

Les compostières sont présentement à moitié prix à la SODER, le bac simple à 45 $ et le bac double à 68,50 $, taxes en sus. Il n’est pas trop tard pour commencer à composter si la collecte des matières compostables ne vous concerne pas. D’ici à ce que le gel s’installe, la décomposition aura démarré et la chaleur produite permettra au compostage de se poursuivre jusque tard en décembre.

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