Unité nationale : la famille comme pilier social et économique

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On connait peu Gilles Guibord et l’Unité nationale dans le quartier. Pour l’électorat de Gouin, il sera sur votre bulletin de vote. RueMasson.com s’est entretenu avec ce militant politique de longue date. Il se trouve nettement plus à droite que la majorité des candidat-e-s.

Des entrevues sont réalisées avec l’ensemble des personnes candidates des circonscriptions de Gouin et Rosemont. Pour lire tous les articles sur les élections provinciales et les entrevues, participer à notre défi, Votez! Ça compte et obtenir l’ensemble des informations nécessaires pour voter visitez notre page spéciale.

Gilles Guibord lors du débat dans Gouin. Photo : Cécile Gladel/RueMasson.com

Gilles Guibord habite dans Gouin depuis deux ans seulement. Il a une longue expérience dans le milieu syndical, d’abord quand il était électricien à l’aéroport de Mirabel puis comme représentant syndical des employés fédéraux à Montréal.

Il a milité pour le Mouvement Souveraineté-Association de René Lévesque dans les années 1960 puis pour le Parti québécois. Il a été le président fondateur du Bloc québécois dans la circonscription Argenteuil-Papineau-Mirabel. En 1995, il se présente sous la bannière de l’Action démocratique du Québec (ADQ) dans Bourassa. En 2012, il n’a pas voulu joindre les rangs de la Coalition avenir Québec (CAQ). Il n’adhère pas à leurs idées sur l’éducation et la santé. « Ils ne vont pas assez loin. »

Il a été membre du Parti conservateur du Canada jusqu’en 2011 et est un participant du Réseau Liberté-Québec.

L’Unité nationale
Il a choisi l’Unité nationale, l’ancien Parti démocratie chrétienne du Québec notamment parce qu’il est catholique pratiquant. Le parti a changé de nom en juin 2012. « Il faut porter un nom qui attire, non un nom qui repousse. Dans notre culture, mélanger la religion et la politique, ça ne passe pas », dit celui qui prône la séparation de l’Église et de l’État.

Dans son programme, l’Unité nationale se positionne en faveur du droit à la vie et est contre le suicide assisté, contre le financement public des avortements et de la fécondation in vitro (procréation assistée). Mais M. Guibord n’aborde pas ces sujets lors de l’entrevue avec RueMasson.com. Il nous parle plutôt de famille, qu’il veut être le pilier de la société et de l’économie.

Famille et responsabilité
« Le gros problème pour tous les projets, c’est individualisme », dit-il. Il veut donc remettre la famille au centre des priorités. Union nationale promet que la famille « recevra tout l’appui nécessaire de l’État pour assurer son autonomie. » Ça se traduirait par une allocation familiale de 100 $ par semaine, imposable, versée dès le début de la grossesse jusqu’au 18e anniversaire de l’enfant et une remise de 10 000 $ par année pour les parents qui n’envoient pas leur enfant dans un CPE. Cette aide est pour les enfants d’âge préscolaire, de 0 à 5 ans. Pour M. Guibord, les garderies à 7 $ n’offrent pas assez de flexibilité aux parents. « Des mères encore en congé doivent envoyer leurs enfants pour ne pas perdre leur tour quand elles vont retourner au travail! », déplore-t-il.

M. Guibord croit également qu’une réforme de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est nécessaire. Et dans les nouvelles orientations, il faudrait une protection des enfants, mais de la famille aussi, qui a besoin de services.

Il veut également un meilleur financement des Associations coopératives d’économie familiale (ACEF). Il est d’ailleurs membre de l’ACEF du nord de Montréal. Tout ça dans le but d’aider les familles à mieux budgéter et à se responsabiliser. « Ce n’est pas juste la capacité de gagner de l’argent, mais la capacité de le dépenser », rappelle-t-il.

Et l’indépendance du Québec ?
« La souveraineté est le projet du PQ. Nous, à l’Union nationale, nous voulons l’égalité des deux majorités linguistiques, l’égalité des droits » (à l’intérieur du Canada). « On ne combat pas la souveraineté, mais on n’en fait pas la promotion non plus », ajoute-t-il.

Ce qu’il veut combattre, c’est la corruption. Il souhaite un financement populaire des partis politiques. « Il y a un problème de responsabilité des individus. L’électeur doit financer ses partis politiques. » À un maximum de 3000 $ s’il le souhaite. Pour lui, le problème n’est pas le montant d’argent donné à un parti politique, mais plutôt le fait que le montant soit donné en dessous de la table. Il s’objecte donc à la limite de 100 $ de don par électeur, qui nuirait grandement aux petits partis croit-il. Toutefois, il est favorable au financement public des partis, proportionnel au nombre de votes qu’il reçoit.

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