En porte-à-porte dans Gouin

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RueMasson.com a suivi en porte-à-porte les candidats de Gouin et Rosemont durant la campagne. L’objectif était de voir comment ils étaient accueillis par les citoyens et ce qu’on leur disait. Nous avons été servis dans cet exercice parfois périlleux pour les candidats. Voici un résumé de nos sessions avec les cinq candidats de la circonscription de Rosemont, par ordre alphabétique, un fil d’actualité twitter et un album photos.

Durant le porte-à-porte, on rencontre des citoyens qui appuient l’adversaire. Photo : RueMasson.com

Des entrevues sont réalisées avec l’ensemble des personnes candidates des circonscriptions de Gouin et Rosemont. Pour lire tous les articles sur les élections provinciales et les entrevues, participer à notre campagne, Votez! Ça compte et obtenir l’ensemble des informations nécessaires pour voter visitez notre page spéciale.

Françoise David, QS

Le rendez-vous est au local électoral dans l’ouest de la circonscription pour cette deuxième séance de porte-à-porte avec la candidate de Québec solidaire. On se rend à pied sur la rue Saint-André et Boyer. Enfin on essaye d’y arriver, car plusieurs citoyens arrêtent Françoise David en chemin.

L’un pour lui poser une question sur le salaire maximum, car il doute de cette mesure, mais il a déjà voté pour elle. Un couple se stationne en l’apercevant et vient lui parler de l’après-souveraineté. Cette incertitude les inquiète, mais ils votent pour Françoise David. Et ainsi de suite. Le débat des chefs diffusé à Radio-Canada est vieux de presque deux semaines, mais les citoyens lui en parlent encore. Ils lui disent qu’ils ont aimé sa prestation et sa manière de faire de la politique. Un autre citoyen s’arrête pour qu’on le prenne en photo avec la co-porte-parole de Québec solidaire.

Durant le porte-à-porte, l’accueil est aussi chaleureux. La majorité des personnes visitées l’appuient. Certaines sont encore indécises et soulignent apprécier aussi le bon travail de Nicolas Girard. L’un se dit vraiment déchiré, mais pense que Québec solidaire devrait avoir une deuxième voie à l’Assemblée nationale. Le dilemme de Gouin est toujours présent.

Pour lire la première session de porte-à-porte avec Françoise David

Anson Duran, PLQ

Le jeune candidat libéral nous propose l’extrême nord-ouest de la circonscription, très loin de la rue Masson, sur la rue Clark, coin Jean. Un coin plus favorable à son parti, mais il nous jure qu’il ne l’a pas choisi pour ça. Il avait fait du porte-à-porte plus au sud et les appuis n’étaient pas très nombreux. On le croit, il semble sincère.

Sur cette rue, on croise beaucoup de personnes issues des communautés culturelles et des aînés. La majorité est libérale, mais certaines personnes soulignent qu’ils votent Québec solidaire. D’ailleurs quelques pancartes de Françoise David sont accrochées à quelques balcons.

Anson Duran souligne que le porte à porte est éreintant, car il faut être attentif à ce que les citoyens disent, pas juste monter des escaliers. Ce dernier a un super accompagnateur qui a déjà été candidat et qui a de l’expérience en porte-à-porte! Il l’aide à couper des conversations qui s’éternisent, le grand danger des candidats. Car certaines personnes ne voient pas souvent de monde

Nicolas Girard, PQ

On rencontre le candidat du Parti québécois au Canada Hot-dog où il se prend sa première frite de la campagne. Il a perdu du poids nous dit-il, il peut se le permettre. Mais plus tard en grimpant deux à deux les escaliers de la 3e Avenue, il le regrettera. « Ça ne donne pas assez d’énergie des hot-dogs et une frite », lance-t-il. Cette énergie a manqué aussi à la représentante de RueMasson.com qui avait parfois du mal à suivre le candidat. Son accompagnatrice aussi, elle l’attendait souvent en bas des escaliers et ne montait que lorsque la personne répondait.

Nicolas Girard est dans son élément quand ils rencontrent les citoyens. Il sait poser la bonne question pour entamer la conversation, saisir les intérêts de la personne pour lui parler des enjeux locaux. Il demande aux gens depuis combien de temps ils habitent le quartier, leur demande quel est leur emploi.

À une jeune femme qui vient de déménager, il lui parle du Cinéma Beaubien. À une infirmière, il souligne le programme du PQ en matière de santé, à des étudiants, il parle de la crise étudiante et des promesses de son parti, à des parents, ils parlent des garderies, un dossier qu’il maitrise parfaitement. Les gens le reconnaissent d’ailleurs pour le dévoilement de ce scandale.

Et si la personne n’est pas convaincue ou à des divergences d’opinions, il se lance dans la discussion. Qu’il écourte souvent à regret, car en campagne, il faut faire le plus de portes possible.

Pour lire la première session de porte-à-porte avec Nicolas Girard.

Bernard Labadie, CAQ

Le candidat de la CAQ dans Gouin ne fait pas de porte-à-porte, mais va rencontrer les citoyens devant les supermarchés alors qu’ils vont faire leurs courses. Il croit que c’est une meilleure approche, moins agressante envers les gens qui n’ont pas tout le temps envie de se faire déranger le soir.

Lors de notre courte session avec Bernard Labadie, il était devant le supermarché IGA sur le Bd Rosemont. Les gens ne se bousculaient pas aux portes. Il faut dire qu’il était 11 h un vendredi. Par ailleurs, les partisans de la CAQ n’étaient pas nombreux, sinon inexistants (mais on en a croisé quelques-uns dans nos autres sessions de porte-à-porte, mais très peu).

Le fil d’actualité Twitter lors de nos sessions de porte-à-porte

Album photo du porte-à-porte dans Gouin

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