Nicolas Girard est attaché à Gouin

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Nicolas Girard est le député sortant de Gouin, très aimé et très présent dans la circonscription depuis 2004. À 40 ans, il est aussi considéré comme une étoile montante du Parti québécois. Aux dernières élections de 2007 et 2008, il a dû croiser le fer avec la co-porte-parole de Québec solidaire Françoise David, aussi très appréciée. Sent-il qu’elle lui souffle dans le cou?

Des entrevues sont réalisées avec l’ensemble des personnes candidates des circonscriptions de Gouin et Rosemont. Pour lire tous les articles sur les élections provinciales et les entrevues, participer à notre campagne, Votez! Ça compte et obtenir l’ensemble des informations nécessaires pour voter visitez notre page spéciale.

Le député sortant dans Gouin Nicolas Girard. Photo: LisaMarie Noël./RueMasson.com

« Depuis que je suis député, je n’ai jamais senti autant d’appui à ma candidature, c’est un bon signe », dit-il. Le député sortant ne ménage quand même pas ses efforts pour convaincre l’électorat de Gouin, la circonscription dans laquelle il vit et où il élève son fils de 4 ans et demi, de continuer à lui faire confiance.

Pauline Marois, Léo Bureau-Blouin, Jean-François Lisée et plusieurs autres députés du PQ sont venus faire leur tour. L’équipe de campagne de la chef a elle-même proposé d’accorder une entrevue à RueMasson.com. On le voit partout, même dans Facebook, où sa publicité est omniprésente.

« L’enjeu c’est de se débarrasser des libéraux de Jean Charest et de former un gouvernement majoritaire du Parti québécois. La meilleure façon de s’assurer que Mme Marois devienne la première femme première ministre de l’histoire du Québec est de faire élire une forte délégation de députés péquistes. »

Nicolas Girard se qualifie de député de gauche, progressiste et vert. Ça ne ressemble pas trop à Québec solidaire ? « Nous partageons, Québec solidaire et nous, beaucoup de valeurs et beaucoup d’idées communes. On a beaucoup plus de points en communs que de désaccords. Ce qui nous différencie, c’est que nous, notre objectif est de former un gouvernement ».

Huit ans dans la circonscription
Nicolas Girard est fortement attaché à Gouin. « C’est un quartier où il y a beaucoup d’entraide, de solidarité et de coopération. On est tissés serrés. Je le vois quand on fait des paniers alimentaires à Noël, lorsqu’on fournit du matériel scolaire à la rentrée ou quand on se mobilise pour embellir ou pour rénover les cours d’école. »

« Le fait que je sois si proche de ces gens là fait de moi un meilleur député de quartier et un meilleur député à l’Assemblée nationale parce que je suis près de leur préoccupation ».

Nicolas Girard veut continuer les projets qu’il a commencés avec les gens du quartier. Il mentionne au passage le projet de maison de naissance dans La Petite-Patrie et un autre de salle de spectacle dans l’école Père-Marquette.

Avec le mini baby-boom dans le quartier, il met de l’avant un des engagements du Parti québécois qui promet de créer 30 000 places à 7 $ dans les Centres de la petite enfance. « On privilégie les places subventionnées (à 7 $) et il n’y aura pas d’augmentation tant que le réseau ne sera pas complété. » Il déplore que trop de garderies non subventionnées aient été ouvertes sous les libéraux, ce qui oblige les parents à débourser plus pour faire garder leurs enfants. « C’est l’équivalent d’une deuxième hypothèque pour les parents! »

Comme il était jusqu’à tout récemment porte-parole officiel en matière de transport, il ne peut passer sous silence la volonté du Parti québécois de décongestionner Montréal en créant 300 km de voies réservées, comme c’est le cas pour la ligne d’autobus 18 sur la rue Beaubien. « On veut en mettre davantage. C’est une solution rapide, efficace, qui transporte beaucoup de gens et à moindre coûts. Toutes les métropoles dans le monde qui ont opéré un virage majeur pour se décongestionner ont mis l’accent sur les voies réservées. » Ce 3 000 km de voies réservé pourrait être mis en place d’ici 2020 dit-il, de même que le prolongement de la ligne bleue du métro dans l’est de Montréal.

Pour combattre le favoritisme
Le Parti québécois prône des élections à date fixes, un financement public des partis politiques, la limitation des contributions des électeurs à 100 $, sans crédit d’impôt et la limitation des mandats à 2 pour un premier ministre (comme aux États-Unis) et à 3 pour un maire d’une municipalité de 5 000 habitants et plus.

Ces propositions lui tiennent à coeur d’autant plus que certaines émanent d’un travail de réflexion qu’il a fait avec les associations péquistes de Gouin, Rousseau et Marie-Victorin. Le financement public des partis politiques ne coûtera rien aux contribuables soutient M. Girard. L’État rembourse chaque année 6,8 millions de dollars par année en crédit d’impôt pour les donateurs de partis politiques. Cet argent pourra servir à subventionner les partis à raison de 2 $ par vote.

« Un autre élément dans notre plate-forme qui est important au niveau de l’intégrité, c’est qu’on veut abolir les primes de départ pour les députés qui quitteraient en cours de mandat sans raison valable outre pour des raisons de santé. À ce jour on est le seul parti qui le propose ».

L’économie et le Plan Nord
Que se passerait-il avec le Plan Nord lors d’un éventuel gouvernement péquiste ? « La grosse différence se situe sur le plan des redevances. Nous allons augmenter le niveau des redevances pour les ressources naturelles. Présentement on les vend pour une bouchée de pain. On veut aussi faire en sorte que la transformation se fasse ici au Québec. Actuellement la transformation ne se fait pas ici, ça s’en va à l’étranger. »

Il croit pouvoir aller chercher plusieurs milliards de dollars en redevances qui pourraient financer les services publics. Mais les compagnies minières ne risquent-elles pas d’aller s’installer ailleurs si elles doivent trop débourser ?

« C’est faux, les compagnies n’iront pas ailleurs. Les compagnies ont de l’argent à faire et on a des ressources exceptionnelles et elles vont être encore là dans 10 ans. J’aime mieux qu’on fasse bien les choses »

En plus du Plan Nord, les libéraux misent sur l’économie pour attirer des votes.

« Quand on parle de créer 30 000 places en CPE, c’est de la création d’entreprises d’économie sociale. Quand il y a des profits en fin d’année c’est investi dans les services pour les enfants et ça crée de l’emploi.On a dans le quartier plusieurs entreprises d’économie sociale et comme député je veux stimuler le développement de ces entreprises. »

Nicolas Girard a été élu pour la première fois lors d’une élection partielle en septembre 2004 après la démission d’André Boisclair. Il a étudié en sciences politiques à l’Université de Montréal, était un leader étudiant au sein de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) et avant, au Collège Édouard-Montpetit. Il a été conseiller syndical à la CSN et s’est engagé au Parti québécois depuis sa jeune vingtaine. Il a été attaché politique et attaché de presse de plusieurs ministres avant d’être lui-même élu.

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