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samedi le 22 juin
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La Quincaillerie C. Bélanger a 100 ans

La Quincaillerie C. Bélanger est une aventure familiale depuis 100 ans. Si le commerce a pignon sur la rue Masson depuis 1933, tout a commencé au 2421 de la rue Lafontaine (entre les rues Poupart et Dufresne, dans Ville-Marie) lorsqu’Octave Bélanger et son épouse Germaine ont fondé la Ferronnerie Bélanger. C’était en 1912.

Claude Bélanger avec une photo de son grand-père Octave, à cheval en 1912 et une autre datant de 1936 avec les camions de livraison.

Plus tard, dans les années 30, son fils Eugène a fait l’acquisition de trois autres quincailleries : la première, sur la rue Saint-Hubert, la deuxième, sur la rue Sainte-Catherine Est, et la troisième, sur la rue Masson, où elle est toujours située. Eugène Bélanger est d’ailleurs l’un des 10 premiers commerçants à avoir joint les Marchands en Quincaillerie ltée, une association commerciale qui deviendra, dans les années 60, le groupe RONA.

Une clientèle de choix : les employés des usines Angus
La proximité des usines Angus n’est pas étrangère au succès qu’a connu la Quincaillerie Bélanger. En effet, à 16 h 30, les jours de la semaine, Eugène Bélanger insistait pour que le personnel soit fin prêt à accueillir les employés des usines Angus qui terminaient leur quart de travail et qui en profitaient pour aller acheter ce dont ils avaient besoin à la quincaillerie. À cette époque, le commerce était ouvert du lundi matin au samedi midi. Le dimanche, tout le monde profitait du congé dominical.

De père en fils
C’est à partir de 1951, à l’âge de 16 ans, que Claude Bélanger fait ses premiers pas sur les traces de son père Eugène en prenant une part active au commerce familial. Après avoir fait une 12e année commerciale, le jeune homme suit une formation qui lui permettra de devenir un spécialiste en composition de peinture. D’un naturel avenant, Claude apprécie le contact avec la clientèle et, dès 1976, il sera le digne successeur de son paternel à la barre de la quincaillerie.

Il cède le gouvernail du commerce à son fils Dominique en 1996, comme son père l’avait fait pour lui en 1964. Claude Bélanger a pris une retraite bien méritée en 2002. « Après 50 ans de bonheur passés auprès d’un grand nombre d’employés et à servir une clientèle qui nous est demeurée fidèle », comme il aime à le préciser. Il est vrai que des générations d’employés dévoués et de clients satisfaits, Claude Bélanger en a vu défiler dans sa quincaillerie!

Un fait demeure important à souligner : la présence et l’appui de Monique Bélanger, conjointe de Claude et mère de Dominique, qui, pendant 20 ans (de 1981 à 2011), a activement contribué à la bonne marche de la quincaillerie.

Contre vents et marées
L’histoire de la Quincaillerie Bélanger a pourtant connu des heures sombres, particulièrement lorsque le commerce fut la proie des flammes, et ce, plutôt deux fois qu’une, soit en 1956 et en 1979. La famille Bélanger a malgré tout remonté ses manches et fait en sorte que le commerce renaisse de ses cendres et continue à servir la clientèle du quartier.

Une exposition historique
L’histoire de la Quincaillerie Bélanger est tellement riche en événements de toutes sortes que la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie organise une exposition-conférence sur le commerce centenaire. Quelque 125 photos d’époque ainsi que des documents et objets d’intérêt historique liés à la Quincaillerie Bélanger seront présentés. Claude Bélanger sera d’ailleurs sur place pour répondre aux questions des visiteurs.

Tous les détails sur l’Exposition souvenir : 100 ans pour la Quincaillerie Bélanger.

[MàJ] : L’exposition se poursuit jusqu’au 5 juin, le mardi et le jeudi de 13 h à 16 h sans oublier les jours de la vente trottoir les 31 mai, 1er, 2 et 3 juin au local de la Société d’histoire RPP, 5442, 6e Avenue.

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