IRONMAN: Le confort du LazyBoy

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Le LazyBoy est un outil indispensable pour tous Ironman qui se respectent. Surtout s’il est brun. Il fait partie de l’entrainement. Se reposer les pattes en l’air après une dure journée de labeur en écoutant le hockey est un petit plaisir, même si c’est Canadien. Mais attention, cette activité est à fort risque soporifique, tant au niveau de Canadien que de la fatigue accumulée lors des entrainements de la semaine.

« C'est un avion ultrasonique? » se demandent ces deux être éberlués (photo: snoopert / Creative Commons)

Un des membres de RueMasson s’est mis en tête de faire le Ironman de Mont-Tremblant en août 2012. Eric Noël, l’homme derrière Julien Trudel, va s’entraîner jour et nuit comme un mésadapté social jusqu’à l’atteinte de l’objectif ultime. Et puisque faire un Ironman n’est pas suffisant pour combler l’ego de cette grosse tête, il essayera de se qualifier pour le championnat du monde qui a lieu chaque année à Hawaii. Ses paroles: « Courir avec les pros? Tassez-vous j’arrive! ». Il partagera chaque deux semaines, sous forme de chroniques, ses différentes réflexions et péripéties qui le mèneront vers l’IM de Tremblant.

Mais qu’est-ce qu’il faut d’autre, à part un LazyBoy, pour faire un Ironman? Dans le désordre:

  • Un vélo ultrasonique avec des roues à haut profile pour avoir l’air d’une fusée.
  • Un casque futuriste en pointu. Noir pour que le monde ait peur.
  • Un beau p’tit kit moulant qui fait ressortir les bourrelets
  • Du temps. Parce que le temps, c’est de l’entrainement.
  • Une conjointe qui te supporte. Une denrée rare dans ce trip d’égoïste.
  • Des running shoes de la couleur de ton ti-kit. Faut bien être fashion.
  • Une montre GPS. La plus grosse pour épater la galerie.
  • Un peu plus de 800$ pour l’inscription. Aouch.
  • Un wetsuit en peau de requin, tué et découpé par Crocodile Dundee lui-même avec son couteau gros comme une tronçonneuse.

On peut ajouter à tout cela quelques trucs de base, comme des lunettes fumées pour faire son frais, de la crème solaire pour faire ressortir son bronzage douche-bag et un rouleau d’entrainement intérieur, parce que rouler en vélo ultrasonique dehors en hiver, ce n’est pas recommandé.

« Hey man, c’est quoi ta PAM? »

PAM-PAM c’est l’heure du test de PAM, la puissance aérobique maximale! C’est assez simple. Tu embarques sur ton vélo ultrasonique monté sur une base stationnaire, tu pédales à 95 tours/minute, tu augmentes la puissance à chaque minute, tu pédales encore à 95 tours/minute et tu continues jusqu’à ce que tu exploses. Très facile. Et pas besoin de mettre de ti-casque aérodynamique là, la simple chevelure suffit. C’est parti.

Ça va bien. Ça roule. On continue. Y commence à faire chaud. On pédale. Ça coule de partout. On pousse. Ça sille. On tought. Ça chauffe dans les cuisses. On bûche. Ça brûle. Le chien jappe. C’est flou. KAPOW. C’est l’explosion. Please, try again. 177 de fréquence cardiaque pour une puissance donnée, en Watts. À titre comparatif, dans leur jeune temps, Cadel Evans, vainqueur du Tour de France 2011 et Lance Armstrong, septuple vainqueur du même Tour font respectivement 455W et 510W. Mais bon, la puissance relative dépend aussi du poids du cycliste. Ce qui veut dire plus qu’excellente dans ces deux cas d’exception.

À quoi ça sert cette affaire-là de PAM? Le but est de s’entrainer à un certain pourcentage de sa puissance aérobique maximale pour être dans la bonne zone de travail selon les qualités que vous voulez développer. Maintenant que vous connaissez votre PAM, vous pourrez enfin dire au gym, « Hey man, c’est quoi ta PAM? », en vous caressant cuisses et mollets de façon très sensuelle.

Promenade au Jardin

Les souliers connaissent le chemin jusqu’au Jardin. Descendre la 7e Avenue en évitant les 23574698 cratères dans l’asphalte – définitivement la pire du Vieux-Rosemont -, gauche sur Dandurand, traverse St-Michel, saute par dessus le banc de neige, passe devant plomberie Fury, gauche sur Pie-IX, glisse entre deux autos, remonte la côte jusqu’à Rosemont et se laisse tout doucement descendre vers la porte du jardin…

De l’air frais montréalais, des arbres matures, un anneau d’asphalte avec pas d’voiture et, en arrière plan, le mât du Stade olympique, la 9e merveille de Rosemont – même si c’est dans HoMa mais bon. On a tout ce qu’il faut pour se péter les bretelles quand on va au jardin.

On croise beaucoup de gens au Jardin. Comme par exemple, une classe de jeunes étudiants de 5- 6e année qui marche lentement, dangereusement lentement, à s’en trainer les pieds. Le troupeau prend tout le chemin. Le défi est de se faufiler entre le troupeau qui vous regarde de leurs petits yeux vitreux. Si vous réussissez, on vous envoie un t-shirt. Soudain, une des responsables du groupe dit: « Allez… plus vite on arrive, plus vite on s’assoit ». Belle jeunesse. Des zombies programmés pour s’asseoir.

Un petit vidéo très intéressant sur ce qu’est l’entrainement d’un Ironman.

Maintenant qu’on sait ce qu’est un Ironman et ce que ça prend pour faire un Ironman, on commence la VRAIE chronique dans deux semaines! Ça va barder!

Total des heures d’entrainement cette semaine: 14h. Après sept semaines: 93h.

Dans la même série:

IRONMAN: l’objectif ultime

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