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mercredi le 18 septembre
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Le M sur Masson souligne ses 5 ans

Le 23 mai 2006 ouvrait un tout petit bistro de quartier : le M sur Masson. Cinq ans plus tard, l’endroit s’est agrandi à deux reprises et représente un symbole de la revitalisation économique de l’artère. Hier, les propriétaires recevaient clients et amis pour un 4 à 8 agrémentés de bouchées et de quelques consommations offertes.

Carton d'invitation pour le 5e du M sur Masson | Photo: Lisa Marie Noël, RueMasson

M sur Masson, c’est deux histoires : celle de trois amis désirant ouvrir un resto de fine cuisine à Montréal, puis celle d’un quartier. RueMasson s’est entretenu avec Philippe Lisack, l’un des fondateurs.

C’est au début de 2006 que le chef Jean-François Vachon, Grégory Duval et Philippe Lisack ont décidé d’ouvrir un resto. Ils cherchaient un endroit pour s’établir mais le Vieux-Rosemont n’était pas dans les cartons. Jusqu’au moment où un espace s’est libéré en lieu et place du restaurant de cuisine méditerranéenne Les deux marées Océano. « Par curiosité, on l’a visité, mais sans être trop enchanté par l’espace ».

Dans les jours qui suivirent, les trois amis ont tout de même arpenté les rues du quartier (toutes les rues, insiste M. Lisack!) pour mieux le connaitre. Ils sont revenus voir l’espace à louer à plusieurs reprises.

La vue sur l’immense façade de l’église St-Esprit fut la première révélation pour le groupe. Puis s’ensuivit un peu plus d’exploration du local. Ils découvrent alors que sous le faux plafond se cachait un véritable plafond antique qui pouvait être restauré. Une semaine plus tard, la table était mise et le bail était signé. L’aventure « M sur Masson » s’entamait.

Le « sur Masson »

Philippe Lisack nous explique avec verve l’importance de l’immersion du resto dans le quartier. Le trio s’est fortement documenté sur l’histoire des shops Angus et de la population du Vieux-Rosemont. Le restaurant en est d’ailleurs pratiquement un hommage.

En effet, les murs sont ornés de plusieurs photos d’époque mettant en scène la vie des alentours. Ils ont déniché des bancs d’église qui font office de banquettes et le personnel est même formé sur l’histoire du coin afin d’interagir avec la clientèle. Depuis les cinq dernières années, plusieurs clients ont spontanément raconté aux propriétaires les histoires à propos des photos, des gens et des magasins du coin qui ont façonné la rue commerciale.

Photo: Lisa Marie Noël, RueMasson

Un succès immédiat et un impact notoire sur le développement de la rue

Seulement six semaines après l’ouverture du M, à peu près tous les critiques restos de Montréal avaient parlé de l’endroit. Le décollage fut donc immédiat et l’achalandage n’a pas dérougi depuis. Au fil des ans, on aura agrandi le restaurant à deux reprises: en février 2008 et en avril 2009, faisant passer le nombre de places de 22 à 60.

Le M sur Masson est-il a l’origine de la revitalisation de la rue Masson? Avec humilité, Philippe Lisack ne le croit pas vraiment. À peu près au même moment arrivaient dans le coin la boulangerie Première Moisson et la librairie Paulines, deux institutions qui génèrent de l’achalandage sur la rue. Toutefois, 2006 fut certainement une année charnière: car c’est après cette année-là qu’une petite révolution tranquille s’opéra sur Masson avec l’arrivée de nombreux nouveaux commerces et restos.

Des projets?

Pas de nouveau resto en vue et impossible de reproduire un M sur Masson ailleurs: le resto et ses proprios sont trop imprégnés de l’esprit du coin. Pas d’agrandissement non plus, les rénovations sont trop exigeantes et l’espace occupé suffit amplement.

Toutefois, les propriétaires travaillent sur certaines idées, dont la possibilité d’un comptoir pour emporter avec un menu adapté. De plus, ils aimeraient proposer aux fans des capsules vidéo sur la page Facebook du resto, des capsules tournées par l’équipe sur la bouffe, le quartier et la vie dans un restaurant. Une autre idée est particulièrement innovatrice pour ce type de resto: celle d’offrir un service de garde au sous-sol de l’établissement, pour laisser le temps aux parents de profiter d’un repas sans avoir à trouver une gardienne.

Des projets à l’étude par les propriétaires qui visiblement ont à coeur la vitalité du secteur. Philippe Lisack est membre du conseil d’administration de la SDC Promenade Masson et déborde d’idées pour tout le secteur. À un point tel qu’il faudra assurément lui reparler prochainement.

Latest comments

  • Bravo à Philippe et à toute l’équipe (Jean-François Vachon et compagnie) pour ces 5 années de succès qui seront surement suivies de plusieurs autres. Nous sommes enchantés de vous compter parmi nos nombreux locataires et partenaires, choisis soigneusement, qui augmentent la qualité de vie de tous les résidents du quartier Rosemont. On bâtit un quartier, un (bon) commerce à la fois.

    P.S. Superbe soirée le 24 mai dernier!

  • Une gardienne pour me permettre de finir mon repas! Moi, j’aimerais bien. Car en fait, ma fille peut manger avec nous, mais elle trouve ça un peu trop long les repas des grands. Dites-moi quand cela se concrétisera. J’irai juste manger là plus souvent.

  • Bravo à Philippe et ses amis !

    Vivement que l’on traverse l’Atlantique en convoi pour venir découvrir cette jolie Rhapsodie…

    Bises.

    Stéphane

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