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samedi le 16 février
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Séance du conseil: des terrasses cet été, mais pas pour tout le monde

L’arrondissement a adopté ce soir sa nouvelle réglementation concernant les cafés-terrasses qui modifie la gestion des permis. En gros, elle permet de clarifier les normes d’implantation et d’installation étant donné le nombre croissant de terrasses chaque année dans l’arrondissement. La séance extraordinaire a eu lieu pour s’assurer que les propriétaires désirant installer une terrasse cet été pourront dès maintenant obtenir un permis conforme.

Café Extase

La terrasse du Café Extase comme bien d'autres n'est pas vraiment accessible aux personnes en fauteuil roulant. Photo: RueMasson

Cette soirée serait probablement passée inaperçue si ce n’était de la présence d’une dizaine de membres du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ). Les représentants, dont la majorité se déplace en fauteuil roulant, ont questionné les élus, notamment afin de savoir pourquoi la réglementation qui était passée ce soir n’incluait pas de dispositions pour rendre les terrasses accessibles.

Le maire François Croteau a expliqué que les lois qui s’appliquaient pour ces questions selon l’avis juridique d’Yves Monty (chef de la division des permis de RPP)   dépendaient plutôt du Code de construction (qui relève du provincial).

Eric Laliberté, du RAPLIQ, a ensuite présenté à l’assemblée différents articles du Code du bâtiment qui, selon lui, permettraient quand même à l’arrondissement de légiférer dans ce domaine, en autant que ces réglementations n’étaient pas moins contraignantes que le Code. Comme il était évidemment impossible de trancher la question en assemblée, les élus ont promis de faire les vérifications juridiques nécessaires auprès de l’administration. Un amendement à la réglementation serait possible dans le futur s’il s’avère que l’arrondissement peut effectivement réglementer certains aspects.

Les divers commentaires et questions du RAPLIQ soulignaient la difficulté de se déplacer sur les rues commerçantes, à quel point c’était navrant de ne pas pouvoir prendre un café avec des amis en plein air ou faire des activités toutes simples, l’indifférence et/ou le manque d’engagement des gouvernements à agir pour que les déplacements soient facilités pour tous. L’un d’entre eux a rappelé que l’accessibilité des lieux publics nous touchera tous un jour, quand nous serons vieux…

RueMasson avait effectivement constaté à quel point la rue Masson est mal adaptée.

Reste à savoir maintenant qui, du fédéral, provincial, ville-centre ou arrondissement a vraiment le pouvoir de mettre en place de tels règlements. Pour l’instant, c’est encore le choix des commerçants de se préoccuper (ou non) de leurs clients à mobilité réduite. On verra bien cet été lesquels feront l’effort sur Masson.

Le RAPLIQ a rédigé un Guide de l’accessibilité commerciale. À partir de la page 110, jusqu’à la fin, on peut y retrouver une évaluation détaillée de différents commerces de la Promenade Masson. On y retrouve des informations telles que la hauteur du terminal Interac, l’aménagement des salles de bains, l’écriture des menus (braille, gros caractères) ou encore la facilité de déplacement à l’intérieur.

Une bonne référence pour ceux qui souhaiteraient améliorer leurs commerces, de leur propre initiative, sans attendre une incitation gouvernementale.

Latest comments

  • Merci à RueMasson pour cet excellent article!
    On a souvent tendance à expliquer l’inaccessibilité architecturale en fonction de l’époque à laquelle les infrastructures ont été construites.  »Dans ce temps là, on n’en voyait pas des personnes handicapées! Aujourd’hui ça a changé! » La situation actuelle démontre bien que même aujourd’hui l’accessibilité n’est pas encore reconnu comme un droit. Installer une terrasse accessible ne coûte pourtant pas plus cher.
    Nous avons bien hâte que la lumière soit faite sur la règlementation. Il serait complètement absurde que notre arrondissement ne puisse exiger que les terrasses (pour lesquelles il émet un permis!) soient accessibles à tout le monde à cause que le Code de la construction indiquerait qu’il y a des limites à l’accessibilité!
    Nous avons besoin d’un changement de paradigme!

  • Effectivement, je crois que c’est plus facile d’expliquer à quelqu’un la raison de la rondeur de la terre que l’accessibilité universelle !

    Pourtant cette locution parle d’elle-même, elle dit ce qu’elle a à dire,  »universelle » c’est pour tout le monde !
    Pourquoi penser que ce n’est que pour les personnes handicapées ? Parents munis de poussettes d’enfants, Madame ou Monsieur avec petits charriots d’épicerie ou d’une grosse valise sur roulettes ?

    Très difficile de passer un message. Oui, on peut convaincre les gens de comprendre notre réalité, mais cette réalité nous la partageons avec les personnes citées plus haut !

    En terminant, très bon article. Merci Mme Lalut

  • Je suis contente que Rue Masson parle de ce dossier important pour tous.

  • Bonjour à tous,
    Selon moi, le RAPLIQ a été mal informé en ce qui concerne la nouvelle réglementation, puisque je vous confirme qu’il y a un article au nouveau règlement dans les normes d’implantation qui stipule que tous les cafés-terrasses sur chaussée doivent respectées les dénivellations existantes, ce qui veut dire que leurs hauteurs doivent être équivalentes à celle du trottoir. Dans cet optique, tous les cafés-terrasses seront autant accessible que le trottoir.
    De plus, l’arrondissement fait ses efforts pour respecter le programme d’accessibilité universelle et, par exemple, s’assure, dans la majorité des cas, que le passage piétonnier naturelle soit conservé en bordure d’immeuble et que les cafés-terrasses soient installées dans les lignes du mobilier urbain en bordure de rue. Sinon, le passage piéton doit respecté une largeur équivalente à celle du trottoir, et être continu et sans obstacle.
    J’espère que ces informations les atteindront.

  • Je le sais que je ne me ferai pas des amis mais je suis un peu tanné de voir tout les groupes revendiquer sans fin. Je crois qu’un commerçant qui sent que la clientèle x qui a besoin d’aménagement particulier fera le nécessaire s’il veut cette clientèle. Pas besoin de loi ni de revendications pour ça. Quand j’ai vu au conseil municipal des personnes à mobilité réduite se plaindre parce que les parcs n’étaient pas assez « inclusifs », je comprends parce que c’est un service municipal mais, pour les commerces, je ne vois pas de quoi on se mèle.

  • Oui Robert de quoi je me mêle je ne pense pas que 10 pour cent a droit de revendiquer une nielleur condition de vie autonome que cela vous déplaise c’est correct j’espère que lorsque vous viendrez au ça de rosseront vous viendrez avec franchise me parler et après vous pourrez porte un jugement. J’aimerais vos jambes juste les jambes contre mon fautieul a bon atendeur

  • À Robert:

    Comme c’est confortable l’anonymat du Web, n’est-ce pas Robert ?

    Si le bât vous blesse tant mon ami, pourquoi ne pas avoir la colonne sufisamment  »vertébrale » pour venir nous dire cela de vive voix lorsque nous serons en présence l’un de l’autre.

    Ce que vous appelez des  »plaintes » Monsieur, sont en fait ce que nous appelons des  »droits ».

    Mais il est vrai que pour penser ainsi, il faut être évolué et être inclusif, et altruiste et surtut surtout avoir l’esprit ouvert et ne pas être borné.

    Pouvez-vous en dire autant Robert ?

  • @ Ska_girl: Le RAPLIQ a été informé par le Maire de l’arrondissement lui-même! Nous avons également discuté avec lui avant de participer à la séance du Conseil d’arrondissement. M. Croteau reconnaissait lui-même le problème.
    La règlementation permet l’installation d’une plateforme et rien n’indique qu’un accès (ex; une rampe) doit être prévu pour y accéder.
    @ Robert: Un commerçant ne peut refuser l’accès à une personne sur la base de l’handicap. La Charte des droits l’interdit. Malheureusement, c’est souvent ce qui se produit indirectement à cause des obstacles architecturaux. Il est donc important que des règles soient mises en place pour éliminer les obstacles.

  • Qu’est ce que c’est que ces réactions aux propos de Robert ?
    Un peu plus et on vous entendrais dire: « Attends nous donc à côté du « rack à bécik » après l’école ». C’est quoi ça ! De l’intimidation ! Si vous n’avez pas de meilleurs arguments pour défendre votre point de vue, ce n’est pas fort. Robert a le droit d’émettre son opinion, et il le fait, je crois, de façon respectueuse. Vous avez aussi le droit de ne pas être d’accord avec lui (ce qui est aussi mon cas) et de le dire , mais de grâce….

  • À Alain:

    Je me relis et pourtant je ne vois rien qui puisse porter préjudice.

    Bon bon, pourquoi ne pas se parler face à face Alain ?

  • Du calme les inconnus Alainrue Rachel? vous en fautieul si vous êtes celui qui nousridiculise dites vous que sommes la pour prendre que cela vous déplaise nous braverons lindiference et l’hypocrisie . Nous ne sommes des personnes frustres nous n avons pas non plus la science infuse mais de Grace fichez la paixla l’aider laissez nous prendre notre place les commerçant ne serons harcelé mais sensibiliser nous avons aussi un pouvoir d achat comme la plupart du mon e osons la vie

  • @desbiolles

    L’Orthographe et les tournures de phrases de votre texte nous empêchent de prendre connaissance de vos arguments,

    désolé

  • Je trouve particulier de la part de la mairie que l’on discute de l’aménagement des terrasses alors qu’on ne sait même pas encore si la rue sera piétonnière (suis-je la seule à ne pas savoir?) Et, comment cela affecterait, justement, l’attribution des permis ou la construction des terrasses. Si elles étaient par terre directement, ça n’aiderait pas à faciliter l’accès aux fauteuils directement via la rue?

  • À « La fille qui ne peut pas assister aux conseils »:

    Vous voulez dire:

    « Si elles étaient par terre directement, ça n’aiderait pas à faciliter l’accès aux « personnes » en fauteuil directement via la rue?. »

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