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jeudi le 17 janvier
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Normand D’Amour, le gars de ruelle

Le comédien Normand D’Amour a passé son enfance à jouer dans la ruelle. Dans SA ruelle près de Dandurand et la 18e Avenue. Et les ruelles de Rosemont sont les plus l’fun pour le p’tit cul qu’était Normand D’Amour dans les années 70.

Photo : Lisa Marie Noël

RueMasson célèbre son premier anniversaire d’existence en publiant le portrait de plusieurs personnalités qui habitent le quartier. On leur a demandé de nous parler du quartier, des commerces et de nous donner un scoop. Aujourd’hui, on rencontre Normand D’Amour, comédien (pas le chanteur…).

Normand D’Amour a grandi dans Rosemont avant de déménager à Ste-Thérèse pour étudier le théâtre. Il revient à Montréal à 18 ans. « J’ai habité sur le Plateau, le temps de me faire une blonde. Quand j’ai eu des enfants, je suis revenu dans mon quartier. »

Il s’installe sur la 16e Avenue. Il tenait absolument que ses enfants connaissent les ruelles rosemontoises. Et les ruelles du Plateau? « C’est pas pareil… Non », dit-il pensif, sans se justifier davantage.

« J’ai trop été heureux dans les ruelles. On jouait au hockey, on jouait à kick la cacanne, on jouait à la cachette, on jouait à couraille en bicycle…, raconte-t-il. C’était notre univers. On y a eu nos premiers frenchs et nos premières batailles. »

Les ruelles sont encore très présentes dans sa vie. Elles sont une sorte de sanctuaire où Normand D’Amour aime retrouver ses racines. « C’est ressourçant. Quand j’ai des « badvibes » dans la vie, je vais dans ma ruelle de p’tit gars. Je regarde autour de moi et je me dis que c’est d’ici que je viens. Ça me calme. »

Que pense-t-il de l’évolution du quartier de son enfance? « Il y a comme un renouveau qui se passe, mais toujours avec un petit côté cow-boy que j’aime », dit-il. L’ambiance est toujours aussi chaleureuse et familiale. Sur la rue Masson, il aime faire ses courses à la SAQ ou chez Première Moisson. Il aime manger. Il a d’ailleurs donné rendez-vous à RueMasson pour le lunch chez M sur Masson. Toutes les raisons sont bonnes pour se payer la traite.

Normand à l’école
Le petit Normand a fréquenté l’école St-François-Solano Annexe sur Masson, près du restaurant Chez la mère. « J’écrivais des parodies de pub au primaire comme Spic and Span ou Aspirine… j’ai toujours eu cet élan de faire rire la famille ou la classe. Aujourd’hui, c’est rendu que j’ai juste des rôles qui font brailler ou qui font peur. Je suis capable de faire rire, les gens de théâtre le savent…» Ce n’est pas parce qu’il mesure 6 pieds qu’il doit toujours jouer un psychopathe (5150 rue des Ormes) ou un homme de main (Cheech) ou un présumé motard (De père en flic). Avis aux gens de casting!

De beaux souvenirs
Il se souvient d’un hiver particulièrement neigeux. Il devait avoir 10 ans. Les gars de la ruelle voulaient se faire une patinoire pour jouer au hockey. Ils ont dû pelleter beaucoup de neige. « On avait demandé aux gens si on pouvait mettre la neige dans leur cour parce qu’il y en avait trop. Tout le monde avait dit oui. »

Il se souvient aussi de l’heure du souper. « Les mères sortaient toutes en même temps, vers cinq heures, cinq heures et demi et nous appelaient pour souper. On allait tous manger et on retournait jouer au bout de 15 minutes. C’est pour ça qu’on mange tous vite.» Normand D’Amour ne saurait pas mieux dire. Même s’il devait répondre à plusieurs questions, il a terminé son assiette de canard bien avant la journaliste de RueMasson.

L’amour du jeu
Le comédien Normand D’Amour aime jouer. Quand ce n’est pas au théâtre, au cinéma ou à la télévision, c’est dans son sous-sol avec ses chums de gars. Et là, il joue à toutes sortes de jeux: Logik, War Game, Poker. Il organise même chaque année à son chalet, un festival de jeu de table. Il invite des amis prêts à passer la fin de semaine complète à jouer.

Il joue aussi à la balle dans la ruelle ou au parc Lafond avec son chien Merlin. « C’est le meilleur chien au monde », dit-il, sans virer gaga. Il refuse de parler à son chien comme s’il était un demeuré. Pas de niaisage. Il pense avec tristesse au jour où la bête de 12 ans partira. Ça va faire un gros vide confie-t-il.

Un scoop à partager?
« Oh boy! je suis un livre ouvert », lance Normand D’Amour. Il ne voit pas ce qu’il pourrait révéler. C’est vrai qu’il se confie facilement. Lors de sa rencontre avec RueMasson, il était en plein blues post-voyage. Il revenait d’un séjour au Costa Rica, entre gars, avec son fils de 19 ans. Ils ont fait du rafting, de la marche en forêt, du cheval, de la Tyrolienne. « Des fois j’ai le goût de tout sacrer là et de partir pour voyager… »

Mais il est toujours là. Depuis un bon bout de temps d’ailleurs. On peut présentement le voir à la télévision dans Yamaska et dans Trauma. L’automne dernier, il a joué au théâtre dans la pièce la Cerisaie chez Duceppe. Il a aussi récemment tourné dans le drame policier La peur de l’eau aux Îles-de-la-Madeleine, un film de Gabriel Pelletier avec entre autres Pierre-François Legendre et Pascale Bussières.

Normand D’Amours aimerait écrire. Il en a des choses à raconter : son père qui a perdu ses jambes à 44 ans et qui partait travailler tous les matins avec ses jambes de bois, sa mère qui transformait la cuisine en chantier quand elle faisait des beignes au sucre en poudre, les soirées passées avec son père à regarder la télé en anglais, la langue des boss. Son père était libéral, tout l’opposé de son fils.

« Je suis un dinosaure, lance Normand D’Amour, si je me mets à écrire, ce serait à la main. Je tape à deux doigts. » Il n’aime pas les courriels et préfère utiliser le bon vieux téléphone. C’est sa blonde qui gère sa page Facebook. Il ne veut rien savoir des réseaux sociaux. Il a bien un iPhone, mais il l’oublie chez lui la moitié du temps. Il l’utilise surtout pour jouer à des jeux (quelle surprise!).

Photo: Lisa Marie Noël

Tous les portraits de personnalités du quartier pour notre premier anniversaire :

Françoise David

Gilles Duceppe

Sébastien Diaz

Jacques K.Primeau

Hugo Dumas

Latest comments

  • Bonjour,je m’adonnais à regarder l’émission Alors on jase!
    et j’ai découvert que vous avez passé votre jeunesse dans
    mon quartier. Je suis né sur Pie IX juste au coin de la ruelle au nord de Dandurand. De 1948 à 1969.
    Je demeurais face au parc Léon Provencher avec son terrain de baseball, de Football et ses deux patinoires l’hiver. En écoutant l’émission, cela m’a rappelé des tonnes de beaux souvenirs. Merci bien ! Soyez heureux !

  • Que votre énergie et votre sensibilité sont belles à voir et à ressentir.
    Vous débordez de bonté, de force et de charme.
    J’ai regardé l’émission En direct de l’univers parce que vous étiez l’invité, vous avez mis le feu aux poudres et je ne voulais pas que ça se termine.

    Vous êtes beau dans les deux sens…

  • moi j’ai resté longtemps bourbonnière et dandurand, mon grand-père avait la cordonnerie au coin de la rue, j’allais faire l’épicerie chez Joyal, et je connaissais très bien ton frère Francois, et c’est vrai que jouer dans les ruelles c’était le fun, je travaille avec Richard Myette et on parle du bon vieux temps…..

  • J’habitais sur Bourbonnière, côté ouest, entre Dandurand et Rosemont: je suis un autre ti-cul de la ruelle ! Les ruelles….. notre royaume ! Je confirme l’épisode du déneigement: j’y étais aussi ! Que de souvenirs ! Je me souviens également de ton frère François et de Jean Lauzier et d’André Cournoyer. Me voilà plongé en pleine nostalgie.Salut Normand !

  • Bonjour Normand

    Tu parle jamais de tes parents. Ton était-il comédien?

    Michel

  • Normand j’ai fait entré trop vite j’ai oublier le mot Père

    Ton père était-il comédien?

    Merci!

    Michel

  • J’aimerais recevoir le nom de l’auteur du livre la 6ième exclusion ,et ou me le procurer SVP,
    merci René Brassard

  • Bonjour M. D’Amour.
    je regarde pour la xième fois les télé-théâtres de Marcel Dubé et ce soir, j’ai réalisé que vous étiez M. Jean Duceppe.Du moins, je vous reconnais dans son jeux.Mais moi le théatre j’en suis qu’un amateur.

    merci de me lire,sincèrement

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