L’empire Shiller: 2 usines et 120 magasins de stores

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Brosser un tableau financier complet de la famille Shiller n’est pas une mince affaire. D’abord parce que la famille la joue très low profile.

Cet article fait partie d’un dossier sur la famille Shiller, propriétaire d’une grande partie des édifices commerciaux de la rue Masson et plusieurs autres à Montréal.

Le Méga Marché du store sur la Rue St-Joseph. Photo: Cécile Gladel

Une discrétion qui détonne beaucoup avec les années 1980 où les Shiller ont envahi les ondes télévisuelles avec leurs tapageuses pubs d’une quétainerie consommée. La famille a beau être à la tête d’une entreprise de plusieurs centaines de millions de dollars, on ne trouve à peu près aucune trace d’eux ces dernières années dans la presse québécoise, canadienne ou américaine, où leurs affaires sont florissantes.

Mais au-delà de la discrétion, il faut aussi savoir que les entreprises des Shiller sont privées. Puisqu’il ne s’agit pas d’une société cotée en Bourse, ils n’ont de comptes à rendre qu’au fisc.

Discrétion… et omniprésence
Car si vous croyez que la fin des pubs d’Au bon marché a sonné le glas du marchand, détrompez-vous. Les Shiller carburent toujours aux stores. Aujourd’hui, ils opèrent pas moins de 95 grandes surfaces Blinds to Go et de 25 Marché du store. On ne connait pas leur valeur aujourd’hui, mais en 1998, avec 25 grandes surfaces de moins, on estimait leur chiffre d’affaires à environ 250 millions de dollars.

Et les Shiller parlent encore de croissance pour les prochaines années. Sur son site Web, l’entreprise, détenue par Stephen Shiller, l’un des deux fils de « Oui papa », se targue d’être « le plus grand détaillant-manufacturier de stores et parures de fenêtres de toute l’Amérique du Nord ».

Tous les articles de notre dossier:

1. À qui appartient la rue Masson?
2. L’effet Shiller
3. Oui Papa! La petite histoire d’une publicité
4. L’empire Shiller

6 commentaires à L’empire Shiller: 2 usines et 120 magasins de stores

  1. Vous faisiez référence hier à l’article de fond qu’un grand journaliste, M. René Vézina avait écrit sur la famille en mai 1999 dans la prestigieuse revue Commerce.
    Ce que votre article passe (volontairement?) sous silence, c’est que M. Vézina mentionne que leur campagne publicitaire télé qui faisaient souvent rigoler le commun des mortels étaient considérées par plusieurs spécialistes de l’époque comme l’une des plus performantes ayant été réalisées au Québec! (là, on ne rit plus).

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  2. Stéphan Dussault

    @Luc. Bonjour!
    Notre texte ne passe pas volontairement sous silence la performance de leurs pubs. Pour nous, ça tombait sous le sens, entre autres parce qu’on s’en souvient et qu’on en parle encore 25 ans plus tard (d’où l’intertitre «Souvenirs, souvenirs» dans le premier texte de la série).
    Il est vrai qu’en publicité, on ne mesure pas l’impact d’une pub à son esthétisme! Nous avons tous l’exemple d’une pub qui nous marque… mais dont on est incapable de se souvenir de l’annonceur. À l’inverse, on s’entend pour dire que les pubs du Marché du Store sont caricaturales et avec un humour qui ne vole pas très haut. Ce qui n’enlève rien à leur réussite commerciale.

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  3. Dominique

    Vous dites que brosser un tableau financier complet de cette entreprise n’est pas une mince affaire. Pour ma part, c’est votre article que je trouve plutôt mince. On croirait qu’il a été écrit à la va-vite sur le coin d’une table pour faire de l’effet. RueMasson nous avait habitué à mieux. On le lit et on se dit ensuite : “et puis après?”

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  4. Geneviève

    Ils ont un site internet intéressant, convivial et professionnel. Cela explique le succès de cette entreprise. Je vais surement m’en servir prochainement pour faire mes achats.

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  5. @Dominique: Cet article est le dernier du dossier sur la famille shiller, il fait partie d’un tout. Il faut aussi lire les autres. Et je peux vous dire que notre journaliste ne l’a sûrement pas écrit à la va-vite sur le coin d’une table. Son dossier a nécessité plusieurs semaines de recherche qu’il a fait à temps perdu (puisqu’il est aussi journaliste à temps plein pour Protégez-vous) et bénévolement.

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