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Julie Perreault a patrouillé dans le quartier

Comme plusieurs de ses collègues comédiens de la série 19-2, diffusée à Radio-Canada, la comédienne Julie Perreault a patrouillé avec les policiers du poste de quartier 44 (et d’autres) pour se préparer à son rôle. Une dramatique que les policiers du quartier apprécient et regardent, même s’ils ont quelques réserves.

Autre texte sur 19-2 : Tournage dans le quartier

19-2

Julie Perreault dans son rôle d’Isabelle Latendresse, sergente détective dans 19-2. Photo: Radio-Canada

Julie Perreault joue le rôle d’Isabelle Latendresse, ex-conjointe de Nick Berrof (Réal Bossé) et mère de leur fils de 12 ans. Ancienne patrouilleure, elle est maintenant sergente détective. Pour se familiariser avec son rôle, Julie Perreault, qui habite le quartier Angus, a patrouillé avec les policiers du PDQ 44 (et d’autres PDQ), le poste qui dessert le Vieux-Rosemont.

En entrevue avec RueMasson, Julie Perreault explique qu’elle avait presque peur des policiers avant cette incursion dans leur monde. Elle a patrouillé deux fois de jours et une fois de nuit. «C’est une expérience complètement déstabilisante. Ce qui m’a complètement jeté à terre, c’est le fait que les policiers sont confrontés tous les jours à la misère humaine ».

Patrouiller dans son quartier

La comédienne en a appris beaucoup sur son quartier en le découvrant sous un nouveau jour. « Des gens qui habitent à côté de chez moi vivent dans des conditions minables ». Elle a aussi constaté que les vols contre les propriétés et de voitures sont plus courants que les crimes contre la personne. « Mais la bonne nouvelle est qu’il y a des gens compétents, l’équipe du poste 44 qui est là pour s’occuper de notre sécurité », lance celle qui n’a vraiment plus peur des policiers.

Ce qui lui a fait le plus peur? Les gangs de rue. «Ils ne sont pas juste au centre-ville, ils ne sont pas tous noirs, ils sont jeunes et totalement inconscients ».

Julie Perreault n’est pas la seule à avoir découvert le quartier dans une voiture de police. Réal Bossé et Sylvain Marcel (qui joue le sergent Julien Houle)ont aussi accompagné des policiers du PDQ 44 durant leur ronde de travail.

Des policiers intéressés

L’agent sociocommunautaire du poste 44, Denis Richard, souligne que plusieurs scènes de la série de Radio-Canada réalisée par Daniel Grou, alias Podz sont très réalistes, d’autres moins.  « On la trouve intéressante, ça montre ce que peut être notre travail dans la réalité », souligne-t-il. Il est évident que la fiction impose parfois des raccourcis, la série n’étant pas un documentaire.

Les scènes où une dame lance son dentier (dans le deuxième épisode) et celle ou la femme d’un restaurateur se jette sur le policier (premier épisode) pour le frapper avec un poulet rappellent à l’agent Richard de véritables moments dans la vie d’un patrouilleur.

Mais Denis Richard précise qu’une des scènes du premier épisode où l’on voit une boîte de beignes est une caricature. Les policiers ne mangent pas de beignes, (enfin pas plus que n’importe qui) surtout les jeunes qui font attention à leur alimentation.

Il y a d’ailleurs une raison fort logique pour la présence des policiers dans les restaurants Tim Horton et Dunkin Donut. Historiquement, ils étaient les seuls endroits ouverts la nuit pour prend un café et une pause.

L’agent sociocommunautaire ajoute qu’il n’est pas surpris du surnom de Benoît Chartier, un transfuge de la Sureté du Québec, gentiment appelé le chevreuil. Lorsque Denis Richard a quitté la Gendarmerie du Canada pour la police de Montréal, on le surnommait grand chapeau.

Le commandant du poste, Pierre Savard, aime bien la série. « Les policiers savent très bien que tout est caricaturé, mais le fond semble bien correspondre à l’ambiance vécue dans les PDQ », souligne-t-il.

Par ailleurs, dans la série, le commandant du poste, Marcel Gendron (joué par Jean Petitclerc), demande à Benoît Chartier (Claude Legault) d’espionner son partenaire Nick Berrof. Le commandant ne semble pas être très apprécié par les policiers du PDQ 19.

Denis Richard soutient qu’il n’a jamais entendu parler d’une telle attitude de la part d’un commandant en plus de 25 ans de carrière. Même son de cloche du côté du commandant du poste 44, Pierre Savard. Quand on lui demande ce qu’il pense du commandant Marcel Gendron de la série, il n’a qu’un mot « Bof ». Ce commandant ne représente pas vraiment le type de gestion de la police de Montréal.

Julie Perreault comprend leur réaction, car les commandants sont généralement des leaders positifs. « Il fallait un méchant dans la série », explique-t-elle.

Des scènes dans le quartier

RueMasson a déjà bravé le froid hivernal pour faire un reportage sur le tournage d’une scène de 19-2 sur la rue Masson. D’autres scènes ont été tournées dans le quartier, comme en arrière du Tim Horton sur d’Iberville.

Les contenus exclusifs sur le web

Le site web de la série 19-2 offre plusieurs exclusivités. Les internautes peuvent y trouver une section historique, anciens uniformes, voitures, système de communication et plus. Les photos et informations viennent du Musée de la police.

On peut aussi y voir un webépisode où l’on devient un acteur de la série. Nos talents de patrouilleur seront mis à l’épreuve avec la complicité des acteurs de la série. Même chose avec l’application iPhone qui nous transporte physiquement sur une scène de tournage de la série. RueMasson n’a pas encore essayé. Aucune de ces scènes ne se trouve dans le quartier.

AJOUT: Les acteurs de la série en préparation

Le service de police de la ville de Montréal (SPVM) est sur YouTube et a tourné plusieurs vidéos très intéressantes des comédiens de la série 19-2, alors qu’ils se préparaient pour la série. Il y en plusieurs sur le compte YouTube du SPVM.

Dans cette vidéo en particulier, on peut suivre Julie Perreault en patrouille de jour avec le sergent responsable des relations médis, Yan Lafrenière. On peut aussi y entendre un des comédiens de la série, Benz Antoine, raconter qu’il a patrouillé avec le poste de quartier 44.

Julie Perreault en patrouille pour 19-2

Latest comments

  • Quel bon article! Merci beaucoup de nous apporter le point de vue des policiers.

  • C est violent en titi.J’ai juste écouté la premiere émission et je n’écouterai pas les autres c’est certain.Je me demande si c’est la vérité.

  • Excellent article!

  • En fait la force de 19-2, à mon avis, c’est que les policiers n’ont pas des rôles de superhéros qui est souvent le cas dans les séries américaines. Ça montre aussi qu’une grande partie de leur travail est, soyons honnête, plate à mourir.
    Une des rares séries américaines qui a (très bien)réussi à faire un portrait intéressant (et non caricaturé) du travail des policiers et de la population sans ressources qui se tourne vers le crime et « The Wire » http://fr.wikipedia.org/wiki/Sur_%C3%A9coute
    Je la recommande à tous.
    La seule question que je me pose comment ça se fait que Legault ne reconnait pas Perreault qui était son ancien boss au club 🙂

  • Consciente que ce sont des vécus imaginaires. Je crois que l’émission représente une partie de la réalité qui est la violence et la misère tout près de chez nous. Les policiers ne l’ont pas toujours facile! Après l’écoute de trois émissions même si parfois je dois fermer les yeux je trouve le tout bien intéressant. Merci pour l’article il est éclairant.

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