Widget Image
Dernières nouvelles
Restez en contact :
samedi le 25 mai
HomePolitiqueDeux ans de lock-out: qui lit et parle au Journal de Montréal?
Publicité

Deux ans de lock-out: qui lit et parle au Journal de Montréal?

Aujourd’hui le 24 janvier, les journalistes du Journal de Montréal sont en lock-out depuis deux ans. Depuis, ces journalistes écrivent pour RueFrontenac, le quotidien en ligne qu’ils ont fondé et qui est aussi devenu un hebdomadaire imprimé. RueMasson s’est demandé si la lecture du Journal de Montréal en lock-out est toujours aussi populaire dans les restaurants et quels politiciens du quartier accordent des entrevues au quotidien.

Lock-out

photo : RueMasson

Le Journal de Montréal se lit traditionnellement dans les restaurants, plus particulièrement les endroits pour déjeuner. Mais le proposent-ils tous gracieusement à leur clientèle ?

Presque tous les restaurants qui offrent des journaux ont le Journal de Montréal. RueMasson n’a répertorié que Le Café Lézard et la boulangerie Les Copains qui n’en ont pas de copie. Ils sont abonnés à La Presse à cause de problèmes de livraison du Journal de Montréal.

Questionné par RueMasson, le propriétaire du Hot-Dog Masson est très conscient du lock-out, mais souligne que le Journal est demandé par sa clientèle. Depuis quelques semaines, il offre aussi La Presse à ses clients.

Par contre, le propriétaire du Café Extase n’est abonné qu’au Journal de Montréal. Il n’apprécie pas le format de La Presse et ses nombreux cahiers qui se mélangent.  Il dit aimer le Journal et ne pas vouloir se mêler du conflit de travail.

Le Sushi Time offre seulement le Journal, La Brûlerie propose les trois quotidiens montréalais francophones et le Globe and Mail. Jovy’s Bagel café offre le Journal et La Presse.

La majorité des restaurants de la rue Masson sont abonnés au Journal de Montréal, car c’est une demande quotidienne de leur clientèle qui lit le quotidien de la Rue Frontenac. Ils confirment payer cet abonnement et non l’obtenir gratuitement.

Des politiciens qui ne parlent pas au Journal

Si le fonctionnement du Journal est assuré par des cadres, cela ne veut pas dire que tout le monde accepte de leur parler et répondre à leurs demandes d’entrevue. RueMasson a donc fait le tour des principaux élus du quartier pour vérifier quelle est leur attitude envers le quotidien et le conflit de travail. Finalement, la majorité refuse les demandes d’entrevue. On peut ajouter à cette liste la présidente de Québec Solidaire, Françoise David .

Le maire de l’arrondissement de Rosemont La Petite-Patrie, François Croteau accorde des entrevues à tout journaliste qui lui en fait la demande, incluant le Journal de Montréal. « À titre de maire je réponds à tout média, car le public a droit à l’information, je n’ai pas à juger un conflit dans une entreprise privée », a-t-il déclaré à RueMasson.

Le conseiller municipal Marc-André Gadoury n’accorde pas d’entrevue au Journal de Montréal. « Comme tous les élus de Projet Montréal », souligne-t-il.

Du côté de l’administration de l’arrondissement, il n’y a aucun mot d’ordre. « Nous répondons à tous les médias sans discrimination. En tant qu’institution publique, nous restons neutres », répond le chargé de communication, Louis Tremblay.

Les commissaires scolaires du MEMO de la Commission scolaire de Montréal, dont ceux de Rosemont-Nord et Rosemont-Sud, respectivement Jocelyn Pauzé et Marie Depelteau-Paquette, ne donnent pas d’entrevue au Journal de Montréal, pas plus que le bureau de la présidente, ni le service des communications. Deux raisons : « Tant qu’ils ne publieront pas de l’information objective (on a de nombreux exemples de mauvaise foi), tant que le journal sera en conflit de travail ».

Même situation pour le député du parti Québécois Nicolas Girard. « La position du Parti Québécois est la suivante: aucune entrevue ne sera accordée au Journal de Montréal tant que le conflit de travail va durer. Donc, je n’ai pas accordé d’entrevue au Journal de Montréal depuis le début du conflit. »

La députée de Rosemont, Louise Beaudoin, suit la politique de son parti également mais précise que certaines entrevues accordées au Journal de Québec peuvent se retrouver dans le Journal de Montréal par le biais de QMI.

Du côté du Bloc Québécois, le parti du député fédéral de Rosemont, Bernard Bigras, la même politique est pratiquée. On ne donne pas d’entrevue aux journalistes du Journal de Montréal.

Lorsqu’un politicien ne répond pas aux cadres du Journal de Montréal, il est généralement indiqué que la personne a refusé de répondre aux questions et non que c’est en raison du conflit tel que mentionné pour le conseiller de Projet Montréal du Plateau, Alex Norris, dans cet article de novembre 2010.

Le plus long conflit de travail

Les journalistes du Journal de Montréal ont été mis en lock-out le 23 janvier à partir de minuit alors que les négociations se déroulaient pour renouveler la convention collective. Il s’agit du plus long conflit de travail pour un quotidien francophone au Canada. Le deuxième plus long conflit dans le même domaine était celui au Journal de Québec qui s’est réglé en 2008.

C’est en anglais, mais le blogueur Steve Faguy dresse un portrait complet du conflit dans son texte « Is Quebecor evil? ».

Latest comments

  • Donc, seulement Croteau donne des entrevues au Journal de Montréal?

  • C’est assez décevant de constater que notre maire va à contre courant dans cette affaire. C’est un peu surprenant.

  • On peut se procurer l’hebdomadaire Rue Frontenac dans plusieurs restaurants et commerces de la rue Masson.

  • Je trouve désolant le statu quo de notre maire d’arrondissement, François Croteau. En accordant des entrevues au JdeM il cautionne la prise de position des dirigeants pour le lockout.

    Son manque de solidarité envers les journalistes lockoutés me pue au nez et je trouve cela inadmissible.

    Je regrette d’avoir voté pour lui aux dernières élections. Je m’en souviendrai…

  • Je suis très déçue de la position du maire F.W. Croteau. Dans le cadre d’une vie de quartier agréable et harmonieuse il y a l’environnement, l’urbanisme, la culture, les loisirs et aussi la qualité de vie au travail fait par les citoyens. Un si long conflit de travail à la frontière de notre arrondissement et qui touche des résidents/travailleurs, ça devrait compter, il me semble. L’élu municipal qui ne prend pas cela en considération vient de perdre mon vote. Ne pas prendre position sur moins de six mois, peut-être… Mais sur deux ans, ça devient une prise de position. Et, notre droit à l’information, on le retrouve dans d’autres médias.

  • Je pense que la Presse a manqué une belle opportunité de vendre une version de son journal en format « Journal de Montréal ». Je suis certain que les commerces auraient abandonné le JDM au profit de la Presse format tabloïd et probablement que le conflir seraut réglé. On faut l’avouer dans un resto le fromat tabloïd est plus pratique.

  • Ce que je trouve déplorable, c’est un maire d’arrondissement comme Luc Ferrandez qui décide de s’ingérer dans un conflit entre une entreprise et son syndicat simplement par populisme, par ce qu’il est de bon ton de le faire. Ce qui est déplorable, c’est de voir Amir Khadir se planter devant un commerce de la rue Mont-Royal pour nuire à ce dernier parce qu’il ne partage pas les mêmes convictions politiques. Ce qu’on attend de nos élus, c’est qu’ils soient au-dessus de la mêlée et qu’ils jouent le rôle lié à leur mandat. En quoi il est de la responsabilité et du devoir d’un maire d’arrondissement de se positionner dans un conflit entre une entreprise et son syndicat qui ne relève pas de sa responsabilité. À ce que je sache, ce conflit devrait être de la responsabilité de Québec, et plus encore, ce n’est même pas sur le territoire de Rosemont. Je suis tout à fait d’accord avec la position du maire Croteau. Pour une fois un élu connait son rôle et ose le dire publiquement, malgré les risques que cela peut apporter. Peut importe mon opinion personnel sur le sujet, je dis bravo à mon maire!

  • Je respecte l’ensemble des commentaires, mais outre certains je suis loin de les approuver et les partager !

    En passant je trouve dommage que la journaliste n’ait pas poussé plus loin son texte… outre référer le lecteur à un texte (quoiqu’excellent) de Steve Faggy de The Gazette. Et en voici un autre bon : http://blog.fagstein.com/2011/01/25/journal-de-montreal-lockout-by-the-numbers/.

    Je ne suis pas un partisan pour autant de la méthode « à la dure » du lock-out de M. Péladeau, mais je suis pas plus en faveur de méthode gescaienne, radio-canadienne,… qui ont tous deux sabré passablement dans leurs effectifs. Et qui en plus font de la convergence tout autant ! Comme je ne suis pas un fan des stratégies, plus souvent qu’autrement cachées de la CSN et autres syndicats.

    Un conflit de travail n’est jamais souhaitable… que ce soit pour une entreprise média (prenons le journal de Mtl), que pour une « shop » de désossage de poulet (prenons Olymel), ou pour une rôtisserie (prenons le Coq Rôti à Sherbrooke en lock-out depuis plus longtemps que le journal de Montréal).

    D’ailleurs, je ferai remarquer que ce sont pas juste des journalistes qui sont touchés… mais aussi des secrétaires, comptables, photographes. Ceux qui appuient les lock-outés l’oublient trop souvent je trouve. Mais c’est vrai ils n’ont pas la chance d’être de la FPJQ… et sur toutes les tribunes médias.

    Rappelons qu’un conflit de travail comme un lock-out c’est un moyen légal, comme la grève, reconnue dans le Code du travail. Pour la disposition antiscabs, si elle veut être adaptée, elle doit se faire dans le cadre élargie du Code lui-même; donc tout ce qui touche la syndicalisation, la formule Rand, les cotisations, les votes de grèves… un ne va pas sans l’autre.

    L’équilibre des forces c’est ça ! Pendant que certains accusent les patrons de se servir de la désuètude du Code du travail, ces mêmes organisations syndicales comme la CSN (très présente dans les entreprises médias) s’en servent bien aussi en n’étant pas obligée de tenir dans leur rang une réelle démocratisation syndicale. Et sans parler de l’agenda « politique » de leur dirigeant…

    Bref, tant qu’à refaire un Code qui régit le travail, refaisons-le au complet.

    Je terminerais en rappelant que c’est un conflit de travail qui touche une entreprise privée. Que des gens veulent boycotter les produits de cette entreprise (je parle du Journal, et pas des autres entités car cela a un effet néfaste sur les travailleurs dont plusieurs syndiqués comme chez Vidéotron ou TVA) je peux comprendre. Mais que certains de nos élus se fassent du capital politique sur ce sujet… je repasse ! Surtout quand ils tiennent un discours tout autre en privé vs en public.

    Je salue tout de même pour certains la franchise de ceux-ci, mais pas les écarts de langage de certains non loin de Rosemont qui s’attaquent pas juste au patron mais aux milliers d’employés…

    au plan politique, je considère deux positions possibles d’un élu dans ce dossier;

    1) Donner aucune entrevue aux 2 médias; (car Ruefrontenac est clairement défini, et ils le disent eux-mêmes, comme un moyen de pression syndicale…)

    2) Donner des entrevues aux 2 médias

    pas de discrimination envers les forces en présence…

    Mais en aucun cas en donner à un et pas à l’autre… par simple principe de neutralité et d’équilibre (des forces) 😉

    Et jusqu,ici, un des rares localement à le faire est monsieur Croteau ! je salue son honnêteté… et j,en conclus que son discours est le même qu’il soit en privé qu’en public !

    En souhaitant un règlement sous peu… car le Québec, et encore moins Rosemont et encore moins rue Masson tourne autour d’un seul journal !

  • je ne vois pas l’intérêt de faire ce type d’article. c’est rendu que la situation du journal est à ce point inquiétante pour que ruemasson en parle de façon biaisée en plus… parlez donc des pertes d’électrolux tant qu’à faire ! Y’en a bien de Rosemont qui ont ou travaillent là ! ou encore qui en ont une à la maison…

    Madame Gladel, parlez nous des medias pour qui vous travaillé…

    ? Branchez-vous! : propriété de Rogers Media, qui a soit-dit en passant supprimé 900 emplois il y a 2 ans et n’est pas une entreprise québécoise, et qui s’occupe de la régie publicitaire de ruefrontenac…)

    ? radio-Canada : qui fait tout autant de convergence, a coupé 800 emplois il y a quelques années, a déjà mis ses employés en lock out ou grève a plus d’une reprise, qui a mise sur pied une salle de nouvelles intégrées qui ne fait pas l’affaire du syndicat

    et j’en passe sûrement…

  • Bon point Stéfan! Parlant d’employés qui ont pas la même vitrine media que ceux du journal de Mtl… ceux qui ont les 2 mains dans la viande pis pas sur leur clavier a twitter a journée longue je viens de voir que les relations sont tendus chez Olymel à Vallée-Jonctionhttp://www.cnw.ca/fr/releases/archive/January2011/25/c5243.html
    Question : est ce que nos élus mangent des doigts de poulet olymel ? ou encore quels magazins vend leur produit ?

  • Je trouve tout ce débat un peu surréaliste. Je n’aime vraiment pas PKP et la vision d’affaire de Quebecor. Je ne lis jamais le Journal de Montréal. Par contre je trouve un peu hypocrites tous ceux qui soudainement sont venus à la défense des journalistes du Journal en lock-out. Avant ce conflit, qui dans les médias disait que c’était un journal ou des journalistes de qualités? Personnellement je déplore ce lock-out, mais je me méfie de ceux qui du jour au lendemain se servent de ce conflit pour défendre le droit à l’information. Ils sont pour la plupart des concurrents directs de Quebecor. Les citoyens ont raison de défendre les travailleurs en lock-out, mais de là à tomber sur la tête à tous ceux qui ne partagent pas ce point de vue! J’ai l’impression d’entendre parfois le discours de Bush, vous êtes avec moi ou contre moi. Qu’un maire d’arrondissement ou tout autre politicien ne prenne pas parti, honnêtement, je m’en fou. Pour ma part, je vais continuer à ne pas lire ce journal et à ne pas écouter TVA, question de choix personnel. Tant que le déneigement se fasse comme il faut cet hiver je serai ben contant 😉

  • Ne pas parler au Journal de Montréal est une prise de position politique. Lui parler est un acte de relations de presse. Les propagandistes y voient des manigances. Poche.

    Selon moi, y’a pas de bons de et mauvais dans ce conflit, c’est juste la fin du règne du syndicalisme trop-puissant, et d’un patron qui a décidé de mettre ses culottes pour donner un leçons à toute la société québécoise. Chapeau. J’ai jamais été syndiqué et ne le serai jamais. Ouach ! Le respect patronal, ça se peut aussi se gagner autrement.

    Le syndicat autant que le patron sont les bourreaux dans cette histoire. Les victimes, les travailleurs en lock-out, subissent les abus de l’un comme de l’autre.

    Et puis, pourquoi on parle de ça ? Ça n’a aucun rapport avec la politique municipale, non ? On a un excellent maire, progressiste, qui n’a pas peu de se salir les mains…

    Avec Croteau à la Marie, on va les avoir nos toits blancs pis nos rue piéronnes ! Yeaaah !

  • j’adore lire rue Masson pour sa diversité de sujets qui sortent de tout ce qu’on entend et lit ailleurs dans TOUS les médias. Et même RueFrontenac Web et papier qui a repris sa bonne vieille recette du temps du Ournal de Mourial ! Sport, violence gang de rue, mafia, …

    mais pourquoi se pencher à ce point sur ce conflit de travail qui est privé d’abord et qui n’est que l’illustration que le syndicalisme actuel n’est plus en phase avec la réalité d’aujourd’hui !

    vous trouvez les agissements de PKP extrêmes… que pensez-vous alors de ces campagnes de maraudage entre Syndicats, ces tordages de bras pour signer des cartes d’adhésion… et cette obligation a cotiser au syndicat même si pas syndiqué ?!? Pis les cols bleus de Rosemont qu’est ce qui en pensent, pourquoi pas leur poser la question ?

    et que nos élus donnent ou pas d’entrevues à ce média je m’en fou! la position de François Croteau et compagnie dans l’arrondissement ne change en rien mon regard sur ceux-ci. l’important c’est de livrer la marchandise… et ils le font !

    j’aime mieux évaluer le Maire et son équipe sur les résultats comme la rue piétonne, les projets d’infrastructure… des projets qui ont des retombées pour la collectivité de Rosemont. Le conflit au Journal de Montréal même réglé ne fera pas en sorte d’avoir de belles rues, des parcs sécuritaires pis des belles poules tant qu’à faire.

    et un maire qui prône le drapeau du Québec dans le quartier Rosemont moi je trouve ça un geste identaire et d’affirmation plus fort que prendre on non position dans un conflit de travail privé. juste pour du capital politique comme disait un autre intervenant. Pis c’est les médias de Québécor qui en on parlé je crois… pas La presse ou la Radio-canada.

  • Je suis content que votre site internet parle de cette situation qu’on aime parfois trop mettre sous le tapis pour ne rien voir de ce qui se passe.

    On parle ici d’un magnat des médias, qui influence par sa dominance des contenus notre consommation, nos idées et nos valeurs. Je pense que tout le monde peut reconnaitre ça sans trop chialer.

    Les bureaux du journal de Montréal sont a deux pas d’ici. Je suis donc pas trop étonné que ça soit traité comme un sujet qui nous concerne.

    Finalement je pense qu’on ne devrait plus lire, gratos ou pas, le journal de mourial. SERIEUSEMENT là, a part son format qui se lit bien sur la bolle et au resto, c’est un journal qui brainwache, qui fait hair son pays au lieu de l’améliorer et qui ne fait que diffuser de l’information qui sert les intérets de ses multiples possessions (commerciales et culturelle). Sans égard au monde ordinaire.

    Je pense que c’était pas comme ça du temps de PP père. Je m’ennuie, pis je lis le métro et la presse quand je peux en attendant un meilleur JDM.

    C’est mon point.

leave a comment

Publicité