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Toits blancs, stationnement et autres changements à l’urbanisme: consultation publique ce soir!

Le mois dernier, l’arrondissement Rosemont La Petite-Patrie a déposé une série de changement au règlement d’urbanisme. De l’obligation des toits blancs à la réglementation des ventes-débarras, une foule de modifications pour chaque citoyen, propriétaire et locataire, au jour le jour. Ce soir, les élus seront tout ouïe aux commentaires des citoyens sur ces changements lors de la consultation publique qui aura lieu à 19 h dans la salle du conseil des bureaux d’arrondissement. C’est une chance de s’exprimer pour les citoyens. La seconde sera la signature du registre plus tard durant le mois.

Photo: Alexandre Albert

Et ce ne sera pas pour discuter du budget de la ville de Montréal qui sera déposé aujourd’hui et dont RueMasson parle dans un autre articlevous parlera dès cet après-midi. Car c’est la ville centrale qui a le pouvoir d’augmenter les taxes. Ce qui devrait arriver.

L’ensemble des propositions de modifications au réglement d’urbanisme est sur le site Internet de l’arrondissement pour consultation. Voici les principaux changements qui seront proposés et qui ne sont pas rétroactifs. Les citoyens bénéficient de droits acquis, tant qu’ils ne changent pas complètement la partie de leur propriété concernée.

Permis de rénovation

Par ailleurs, en même temps, les amendes pour non-respect des règlements et l’absence de permis vont augmenter. Lorsqu’un citoyen désire effectuer des changements extérieurs ou intérieurs, il doit demander un permis de rénovation qui doit être affiché à l’extérieur du bâtiment concerné. Évidemment, il y a quelques exceptions comme les changements esthétiques à l’intérieur d’un logement : peinture, plancher et décoration. Mais si vous démolissez un mur, aussi petit soit-il, que vous ajoutez une pièce, changer les fenêtres, les portes ou autres changements significatifs, demandez un permis. Il vous en coûtera autour de 70 $ pour un permis assez simple et plus pour d’autres types de permis.

Toits écologiques

L’un des règlements qui aura le plus d’impact est celui qui obligera les toitures écologiques après l’adoption du nouveau plan d’urbanisme. C’est aussi le point qui engendre le plus de questionnement de la part des citoyens. RueMasson fera prochainement le tour des différentes méthodes pour les toits plus écologiques afin de débroussailler le tout. Ce qu’il faut savoir c’est que les toits noirs seront interdits dans l’arrondissement. Ceux qui sont actuellement en goudron ou de couleur foncée n’auront pas à les changer. Mais lorsque leur toiture devra être refaite (dans 2, 5, 10, 15 ou 20 ans) ils devront se conformer au règlement.

L’objectif est de réduire les ilots de chaleur provoqués par la réverbération du soleil sur les couleurs foncées et des matériaux comme le goudron. Les toits ne devront pas être forcément blancs, mais devront avoir un indice de réflexion d’au moins 78. La couleur grise ou beige ou toute autre couleur claire qui respecte l’indice sera conforme. Le toit pourra être recouvert d’une membrane, de peinture ou de gravier. Évidemment, les toits verts sont inclus puisque ce sont les plus performants d’un point de vue écologique.

Construction hors toit

Les constructions de mezzanines ou terrasses sur les toits sont en croissance fulgurante. L’arrondissement a donc décidé de légiférer. Ces constructions ne peuvent dépasser 40 % de la superficie du logement inférieur. C’était déjà en fonction. Dorénavant, le recul de ces constructions hors toit devra être suffisant pour ne pas être visible de la rue. Histoire de respecter la vie privée des voisins.

De plus, les espaces de rangement seront permis sur les toits et l’équipement mécanique pourra être dans la mezzanine.

Logement en sous-sol

L’une des nouvelles vogues en matière de construction est aussi l’ajout de logements en sous-sol qui n’existaient pas dans les vieux plex de Rosemont. Les futurs logements en sous-sol devront être à plus de 1,5 mètre du trottoir. Pour que les passants ne puissent voir.

Surface d’une aire d’entreposage

Le stationnement sans asphalte du nouveau CLSC respecte déjà le futur plan d'urbanisme de l'arrondissement. Photo : Cécile Gladel

Cette mesure concerne le milieu commercial et industriel. Les surfaces des stationnements ou cours commerciales de toute sorte devront être fabriquées d’un matériau non réfléchissant et qui absorbe les eaux de pluie. Exit donc l’asphalte qui est tout sauf écologique. En effet, l’asphalte contribue au réchauffement en absorbant la chaleur et en étant une zone de ruissellement des eaux pluviales.

Plantation

L’abatage d’arbres est réglementé. Même dans votre cour. Il est totalement interdit d’abattre un arbre sans permis même sur un terrain privé. Les raisons pour couper un arbre seront resserrées. Le mot nuisible était trop large et ouvrait la porte à l’interprétation. Il faudra maintenant entretenir ses arbres et surtout avoir une bonne raison pour le couper. L’amende pour avoir coupé un arbre sans permis sera augmentée à 5000 $. Mais on peut planter des arbres comme on le désire.

Par ailleurs, les cours extérieures des nouvelles constructions devront inclure 20 % au moins de surface avec des plantations, de la verdure. Les cours asphaltées qui existent actuellement ne disparaîtront pas sauf si le propriétaire décidait de refaire l’asphalte au complet. Il perdrait son droit acquis.

L’objectif est toujours de diminuer les ilots de chaleur et de favoriser la percolation des eaux fluviales.

Interdiction des cours anglaises

Les accès en béton pour un logement en sous-sol que l’on appelle une cour anglaise devront se situer en arrière ou sur le côté des bâtiments. Il s’agit d’un type de cours qui s’intégrait mal dans le paysage urbain de Rosemont.

Ventes-débarras

Surprise pour les citoyens d’apprendre que les ventes-débarras n’étaient que tolérés par l’arrondissement. Dorénavant, elles seront encadrés par un règlement tel que le rapportait RueMasson dans un article précédent.

Consultation, signature de registre puis référendum?

La consultation publique qui se tient ce mercredi 1er décembre permet aux citoyens de venir exprimer leur opinion. Plus tard durant le mois, un avis public sera publié dans le Journal de Rosemont et Le Devoir qui donnera les modalités du registre que pourront signer les citoyens pour avoir un référendum sur le sujet. L’avis public sera aussi sur le site Internet de l’arrondissement. Il donnera les dates de signature du registre. Si un nombre suffisant de signatures sont recueillis, les changements au plan d’urbanisme devront être soumis à un référendum.

Latest comments

  • Ce que je trouve dommage c’est qu’on annonce aucune mesure pour aider les citoyens qui auront de la difficulté à faire refaire leur toiture aux nouvelles normes. Les toits verts coutent beaucoup plus cher que les toits en goudron et sérieusement je doute fort que cette mesure ait un impact significatif sur les ilots de chaleur. Il faudrait s’attaquer à bien d’autres choses avant. Facile donc pour la ville de prendre de beaux engagements sur le dos des citoyens sans impliquer. Pourquoi pas une subvention pour compenser la différence de prix. Dans les faits les petits proprios repousseront leur décision de refaire la toiture et cela se traduira par un parc immobilier moins bien entretenu. Dommage! C’est incroyable comme l’environnement occulte tous les autres problèmes. Pourquoi par exemple ne s’attaque-t-on pas aux problème criant de la pauvreté dans Rosemont et à ceux en découlant.

  • J’ai toujours cru qu’un des avantages d’être propriétaire d’un immeuble (maison ou plex), par rapport à un condo, était d’avoir certaines libertés supplémentaires. Je comprends que nous devons avoir des règlements afin d’empêcher les abus mais je trouve que ça devient de l’ingérence.
    Est-ce que tous les immeubles municipaux ou commerciaux ou religieux seront soumis aux mêmes règles concernant les toits verts, blanc ou beige?
    J’ai choisi de vivre à Montréal plutôt qu’en banlieue malgré les coûts plus importants. Je commence à croire que l’administration publique de la « grande » ville infantilise les contribuables.
    Un peu de vivre et laisser vivre svp.

  • Question toiture et Îlot de chaleur. Un Îlot de chaleur est causé par trois facteurs de l’aménagement urbain. 1 – les toitures (le plus significatif des facteurs) 2 – La surface asphaltée et 3 – Le manque de verdissement. Pour éliminer les îlots de chaleur, il faut agir sur les trois éléments à la fois. C’est ce que nous faisons avec notre réforme du plan d’urbanisme. Éliminer l’asphalte pour les entrées de cour, davantage de verdissement et toiture blanche obligatoire. Les toitures blanches sont de plusieurs types : fibre synthétique – 10% plus cher qu’un toit de bitume de haute qualité, mais qui a une durée de vie du double, donc au bout vous sauvez de l’argent. Ensuite, du gravier blanc au lieu du gris ou encore peinturer votre toit en blanc. Il n’existe aucune autre méthode pour combattre les îlots de chaleur. Je suis spécialiste dans le domaine de l’aménagement urbain. Je fais un doctorat dans le domaine et je l’enseignais à l’université. Toutes les études scientifiques mondiales confirment nos mesures comme étant celles à prendre. Changer votre toit vous coûtera à court terme à peine plus cher, mais vous fera économiser à moyen et long terme. Les îlots de chaleur causent des effets extrêmement nocifs pour la santé publique, effets également identifiés et reconnus, que vos taxes doivent payer. Sans compter la consommation d’énergie par les climatiseurs. L’hiver, un toit plat est déjà blanc avec la neige et avec un recouvrement blanc, on évite le ruissellement qui abime les toitures traditionnelles. À terme, on parle d’une économie d’énergie de 0,07$ le KW par année. Finalement, permettez moi cette montée de lait! Nous constatons un problème, nous identifions la source du problème, nous identifions les solutions à ce problème et il ne faudrait rien faire ou encore que l’état paie, naturellement sans hausser vos taxes??? Désolé, j’ai fait le choix de faire de la politique pour prendre les décisions que l’on devait prendre pour le bien commun. Ne pas prendre de décision quand on connait une solution, n’est-ce pas ce que tout le monde reproche aux politiciens? Et quand l’un d’eux prend une décision du gros bon sens, ce n’est pas encore correct! En fait, plus simple, vos maisons prendrons de la valeur avec ces nouvelles mesures, vous ferez des économies de coûts sur cet investissement, la qualité de vie sera améliorée, et faudrait que vos taxes paient pour ça ou encore que n’intervienne pas, laisser faire, sachant que rien ne sera fait. Désolé, je prends mes responsabilités d’élu, je prends une décision pour le mieux de la communauté et j’agis tout en assumant cette décision. Un propriétaire qui sciemment n’adopterait pas ce changement de comportement, tout en sachant que cela cause des torts à la santé public, cela est irresponsable! Et oui, l’arrondissement appliquera ces mêmes règles à ses propres actions. Nous allons agir SOCIALEMENT RESPONSABLE. Et j’assume pleinement ces mot!

  • @François Croteau Donc si vos études étaient en cancerologie vous feriez des lois qui interdiraient aux citoyens de fumer dans l’arrondissement?
    Ceci est une blague en passant 🙂
    Je comprends très bien que les décisions doivent prises en fonction du bien commun. En contrepartie, ces décisions doivent être alignées sur les priorités des concitoyens surtout s’ils sont responsables de la facture. Je ne crois pas que cette mesure faisait partie de nos priorités.
    Et, en passant, ma question reste : Est-ce que tous les immeubles municipaux ou commerciaux ou religieux seront soumis aux mêmes règles concernant les toits verts, blanc ou beige?
    Pour le reste, ce n’est qu’une opinion de gérant d’estrade qui paye ses taxes.

  • @Louis, tous les bâtiments sont soumis à ces règles! Et le tabac est déjà interdit dans les lieux publics, comme le plomb dans les jouets, comme le bisphénol A dans les bouteilles de plastiques et biberons, entre autres, bien d’autres produits toxiques dans certains produits de consommation. Tout cela pour des raisons de santé publique, qui n’étaient sûrement pas des priorités des citoyens. Mais c’est notre devoir d’élu, Monsieur, de décider et d’agir pour le bien commun! Et cela dit, nous sommes aussi capables de prendre des décisions sur bien d’autres choses, ce que nous avons fait! Il s’agit d’un argument fallacieux dont vous vous servez. Nous avons agi sur l’apaisement de la circulation, l’amélioration de la sécurité, la propreté, le bruit l’entretient de nos parcs,de nos rues, de nos trottoirs, sur le déneigement, la hausse du compostage, de l’amélioration de nos installations sportives, de la qualité de nos services, etc. Quels sont vos priorités Monsieurs auxquels nous ne nous sommes pas attardés et qui est de notre responsabilité d’arrondissement??? Cela est une question de santé publique. Vous nous demandez donc de ne pas agir, et cela, même s’il y a un problème de santé publique auquel nous connaissons les causes et les solutions. Et j’aimerais vous souligner que les deux partis qui ont gagné l’élection dans l’arrondissement ont été élus par la très grande majorité de la population, et que cela fait partie de nos engagements et priorités communes en tant que partis politiques élus démocratiquement et représentant le choix des citoyens de l’arrondissement de Rosemont – La Petite-Patrie.

  • Monsieur le maire. Ce n’est pas par ce que nous critiquons la façon dont vous procédez que nous remettons en question le bien fondé. Moi je pense que si seul Rosemont va de l’avant avec les toits verts ce sera un coup d’épée dans l’eau. Ce devrait être fait globalement pour toute la ville et vous auriez dû mettre vos efforts là. En attendant, les gens auraient eu le temps de se préparer. Et si c’est pour le bien commun et que ca ne représente qu’une augmentation de 10% (ce que j’ai hâte de constater) pourquoi la ville ne contribue pas à cet effort soit pas une subvention ou une réduction de taxe équivalente. Ça s’appelle aligner ses bottines avec ses babines! Pourquoi aussi un si court délai entre la proposition et l’adoption de ce règlement? pourquoi ne pas avoir informer le citoyen davantage sur les couts et les avantages. J’apprends une fois le projet adopté, que le cout est 10% plus cher!

    Je continue de penser que des problèmes devraient occuper nos efforts en ne serais-ce qu’en matière d’environnement. Une meilleure gestion des matières recyclables et des déchets, la mise sur pied de la collecte du compost, l’amélioration de la propreté. La rue Masson est tellement sale. On interdit le stationnement le matin sur la rue Masson pour la nettoyer mais je vous garanti que lorsque j’y passe vers 9h alors que le ménage a supposément été fait, les mégots de cigarettes (par centaines) jonchent encore le sol, preuve que la rue n’a pas été nettoyé depuis plusieurs jours voire plusieurs semaines. Qui surveillent nos vaillants cols bleus ou les entrepreneur privé qui effectue des travaux? Y-t-il un suivi?

    santé publique! Faites moi rire. Depuis combien d’années le CLSC Rosemont était-il infecté (moisissure) avant qu’on décide enfin de le déménager. Quelles mesures l’arrondissement prends-elle pour régler le problème de l’herbe à poux qui cause bien des problèmes à beaucoup de citoyens.

    Moi j’ai pas un BAC en environnement mais en gros bon sens. Avant de vous en prendre aux citoyens qui osent questionner vos façon de faire, il faudrait peut-être mieux les écouter.

    En passant sur la valeur de nos maisons. À quoi ca sert une maison qui vaut chere si on a plus les moyens de l’habiter?? Et comment sa s’appelle un citoyen qui en marre des réglement pour tout et pour rien, qui en a marre qu’on le tyrannise parce qu’il a une voiture? Ça s’appelle un résident de la banlieue. Je ne sais pas ce que ca va prendre pour que vous vous rendiez compte que beaucoup de Montréalais quitte la ville pour la banlieue pour cette raison. Même vos cols bleus n’y habitent pas. Une jour un d’eux m’a même dit qu’il n’habiterais jamais Montréal car les services étaient pourris. C’est le gars que je payes pour avoir des services qui me dit ca en pleine face! Ironique non?

  • @JP Un débat n’est pas s’en prendre à, et donner des arguments non plus. Justement, nous avons écouté les citoyens avec ces mesures. Et cela fait plus de 8 mois que nous l’avons annoncé. Vous soulevez beaucoup de problèmes sur lesquels nous avons pris beaucoup de mesures et posé beaucoup de gestes, sur lesquels nous avons agi promptement. Il faut aussi s’informer avant d’accuser de non-action! S’informer, c’est aussi écouter. Par exemple, « Une meilleure gestion des matières recyclables et des déchets, la mise sur pied de la collecte du compost, l’amélioration de la propreté. » Avez-vous lu les journaux récemment? C’est exactement ce que nous avons fait et allons continuer de faire. Nous voulons revitaliser Masson. Mais la propreté, c’est une responsabilité de tous. Le civisme, la responsabilité sociale, ça concernent tout le monde. Je suis d’accord pour la cohésion, mais la ville fonctionne sous un mode de décentralisation, et quelqu’un doit avoir le courage de faire le premier pas. Désolé d’avoir eu ce courage politique! D’autres arrondissements suivront sans aucun doute, je peux vous le garantir. Je suis prêt à être jugé sur les résultats et à assumer mes responsabilités. Mais l’immobilisme ne fait pas partie de mon dictionnaire personnel. Le CLSC, en passant, ce n’est pas de juridiction municipale. Il ne faut pas tout mettre sur le dos des gens à qui n’incombe pas cette responsabilité. Et un dernier point, tout le monde est pour la lutte contre le changement climatique, ou presque, tout en espérant que cela n’aura aucun impact sur notre mode de vie. Et bien j’ai une très très mauvaise nouvelle, cela est tout à fait impossible, car c’est ce mode de vie qui nous a mis dans cette situation. Salutations sincères.

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